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Maintien de l’ordre : une équipe française vient former les troupes d’élite

11 novembre 2010, 20:00

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Maintien de l’ordre : une équipe française vient former les troupes d’élite

Des manifestants très remontés, des gaz lacrymogènes volants dans tous les sens, une soixantaine de membres des forces de l’ordre pour calmer les ardeurs. L’ambiance était électrique, lors d’un exercice de simulation, au Midlands Dam dans l’après-midi du jeudi 11 novembre.

Il est environ 13 heures. Le capitaine Rebillard, de la gendarmerie française, explique à l’équipe de quarante personnes, interprétant les rôles des manifestants, les directives à suivre pour le bon déroulement de l’exercice. Entre agressivité et agitation, les quelques membres de la Special Mobile Force (SMF) n’ont eu aucune peine à endosser le rôle de rebelles.

Le scénario, explique le capitaine Rebillard est le suivant : « C’est un groupe d’écologistes remontés s’opposant à l’ouverture d’un site touristique. Le but de l’opération est de disperser la foule, tout en procédant à des arrestations ».

L’exercice débute. La foule prend place au milieu d’une route, obstruant le passage à tous les véhicules. Les membres des forces de l’ordre, composés des éléments de la Special Mobile Force (SMF), de la Special Support Unit (SSU) et ceux du Groupement d’Intervention de la Police Mauricienne (GIPM), avancent à petits pas vers la foule.

« Veuillez dégager la route ! », lance un officier à la foule. « L’objectif, avant tout, est de ne pas se lancer sur les manifestants, mais de voir leur réaction face aux directives que nous leur donnons », souligne le capitaine Rebillard. « Si vous ne suivez pas nos instructions, nous serons obligés de faire usage de la force ! », poursuit l’officier, se trouvant juste derrière la première équipe à intervenir face à la foule.

Les premiers projectiles commencent à voler, armés de gourdins les manifestants tentent vainement de repousser les forces de l’ordre, qui sont, quant à eux, munis de boucliers. La situation n’étant pas en train de se décanter, les forces de l’ordre passent au niveau supérieur en lançant les premiers gaz lacrymogène.

La foule refuse toujours de se disperser. L’équipe de la GIPM se met alors à la poursuite des manifestants. Ces derniers, tout en lançant des fumigènes vers les policiers, mettent le feu à une barricade construite avec de la vieille ferraille.

Les forces de l’ordre se mettent alors en position d’attaque. Les manifestants sont embarqués manu militari. « L’opération, qui s’est déroulée cet après-midi est un exercice basique, qui peut être appliqué n’importe où. L’équipe a fait preuve d’un grand sens de professionnalisme aujourd’hui », constate le capitaine Rebillard.

 

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