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Maigre bilan après la visite du Hamas à Moscou
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Maigre bilan après la visite du Hamas à Moscou
La Russie aurait certainement souhaité pouvoir présenter un bilan plus probant. Mais au terme de la visite d?une délégation du Hamas à Moscou, qui s?est achevée hier, le Kremlin n?a pas réussi à infléchir les positions du mouvement victorieux des élections palestiniennes, le 25 janvier.
La reconnaissance d?Israël ? Elle ?n?est pas à l?ordre du jour?, explique le numéro deux du bureau politique du mouvement, Moussa Abou Marzouk, qui verrait dans une telle mesure la ?négation du peuple palestinien, de ses droits, de ses biens, de Jérusalem et des lieux saints ainsi que la négation du droit au retour . J?ai tendu aux responsables russes une feuille de papier vierge et leur ait demandé de me tracer la carte de l?Israël qu?ils veulent que je reconnaisse. Personne n?a été en mesure de le faire. Dès lors, comment voulez-vous que je reconnaisse quelque chose de si dangereux pour l?avenir du peuple palestinien ?? Mohammad Nazzal, un membre de la délégation palestinienne, a même démenti que la Russie ait demandé au Hamas de reconnaître Israël.
Déclaration gênante pour Moscou qui s?était engagé à réclamer ce geste des Palestiniens. ?Nous n?avons pas rejeté les appels russes. Ils ne nous ont pas appelés à reconnaître Israël?, a affirmé M. Nazzal. ?Si les Israéliens sont prêts à reconnaître les droits des Palestiniens et un État palestinien complètement indépendant, dans ce cas, nous serons prêts à annoncer notre position concernant Israël et toutes les autres questions relatives au conflit israélo-palestinien?, a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, Khaled Mechaal, l?homme fort de la délégation palestinienne, a déclaré samedi qu?il rejetait l?appel des autorités russes à démanteler la branche armée du Hamas et à intégrer ses membres aux forces de police palestiniennes. Tout juste a-t-il reformulé une proposition portant sur la suspension des attentats suicides palestiniens en échange de la fin des violences israéliennes contre des civils palestiniens.
Finalement, le principal bénéficiaire de cette visite est le Hamas, qui a pu, à cette occasion, ?briser l?Etat de siège? imposé par les Etats-Unis et l?Europe aux Palestiniens depuis le triomphe électoral du mouvement intégriste.Le président russe Vladimir Poutine a rendu compte samedi soir à son homologue américain George W. Bush des discussions avec la délégation du Hamas. Poutine a eu samedi et vendredi des entretiens analogues avec la chancelière allemande Angela Merkel, le président français, Jacques Chirac, et le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi.
Enfin la situation politique ne semble pas s?améliorer sur la scène palestinienne, où les députés membres du Fatah du président Mahmoud Abbas se seraient prononcés, samedi, contre une participation à un gouvernement de coalition dirigé par le mouvement islamiste Hamas, ont rapporté des responsables du parti.
Parmi les raisons invoquées par le Fatah pour ne pas entrer dans un gouvernement dirigé par le Hamas figure le refus de ce dernier de reconnaître les accords de paix conclus avec Israël. Les députés du Fatah expliquent aussi que leur parti a besoin de temps pour se reconstruire après sa défaite électorale.
Le Premier ministre palestinien désigné par le Hamas, Ismaîl Haniyeh, a cependant déclaré à Reuters qu?il espérait toujours que le Fatah participerait à une coalition. ?Je crois qu?un partenariat entre le Fatah et nous est dans l?intérêt du Fatah?, a jugé, quant à lui, Khaled Mechaal, chef du bureau politique du Hamas.
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