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Madun Dulloo : «Roshi Bhadain n?était pas convoqué pour sa suspension»
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Madun Dulloo : «Roshi Bhadain n?était pas convoqué pour sa suspension»
Madun Dulloo et les autres membres du comité parlementaire de l?Icac l?affirment: le directeur des enquêtes de la commission anti-corruption, Roshi Bhadain, aurait bien dû être entendu par ce comité mercredi dernier, mais pas à propos de sa suspension en tant que directeur des enquêtes.
Madun Dullo s?est expliqué hier devant la presse : «Il n?a jamais été question d?appeler Roshi Bhadain pour évoquer les raisons de sa suspension. Nous avons reçu une lettre du directeur faisant état d?un certain nombre de problèmes relatifs au fonctionnement. De plus, il y avait une lettre d?une employée de la commission qui méritait des éclaircissements du directeur. Puis, comme on a reçu une version des faits, celle de la commission, sur la fuite d?information, il était important de connaître l?autre version.»
Depuis mercredi, les réactions n?ont pas manqué sur les pouvoirs que possède ou non ce comité de trancher dans le conflit opposant Roshi Bhadain à son employeur. Convoqué devant le comité, le directeur des enquêtes n?a finalement pas été entendu. La commission anti-corruption ayant en effet objecté, arguant que c?est à elle d?intervenir sur la suspension de son directeur et qu?une enquête est en cours. Le président du comité parlementaire, Racheed Daureeawoo a alors souhaité solliciter l?avis du parquet avant de prendre une décision.
Pas un comité disciplinaire
Ce désaccord relève davantage d?un problème entre employé et employeur, insiste-t-on dans plusieurs milieux. Le Premier ministre et certains membres du gouvernement estiment d?ailleurs que le comité parlementaire n?est pas habilité à arbitrer ce litige. «Il n?est pas une Icac parallèle ni un comité disciplinaire», avait soutenu Paul Bérenger lors de sa rencontre avec la presse jeudi après-midi.
Selon Madun Dulloo, ce débat autour du comité ne tient pas la route car Roshi Bhadain était convoqué pour d?autres raisons que celle de sa suspension. Il rappelle que, selon les dispositions de la loi, le comité, qui doit «monitor» le fonctionnement de l?Icac, peut appeler son directeur pour des explications. Selon l?article 61 (2) du Prevention and Corruption Act, «the parliamentary commitee may examine a member or an officer including the director of Corruption and Investigation Division?»
Madun Dulloo veut dissiper toute ambiguïté sur les pouvoirs du comité. C?est ainsi qu?il souligne que selon l?article 61 (d) 1 de la loi, le comité peut donner une orientation et des directives à la commission sur la façon dont elle exerce ses fonctions et son pouvoir.
Malgré l?assurance donnée par Paul Bérenger, niant toute «ingérence» dans le fonctionnement de l?Icac, James Burty David affirme que le «gouvernement veut éclater l?Icac». Arvin Boolell, de son côté, parle lui d?une «campagne orchestrée pour discréditer l?Icac.»
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