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Madagascar cherche la complémentarité
«Madagascar sera le personnage principal du prochain film de Steven Spielberg et nous souhaitons tirer avantage de cela sur le plan touristique. » Pour Thierry Rajoana, responsable d?une délégation d?une dizaine d?hommes d?affaires malgaches, venue en visite de prospection dans l?île, Maurice a les moyens d?aider la Grande île à réussir sa percée sur le marché des voyages. « Vous avez le know-how nécessaire pour cela », dit-il, au terme de trois jours de discussions avec des investisseurs potentiels locaux.
L?une des idées discutées est la vente d?un produit combiné Maurice-Madagascar, soit le côté balnéaire pour la première et l?écotourisme pour la Grande Île. « Nous souhaitons proposer un package alterné à nos clients. Les hôteliers mauriciens que nous avons contactés se sont montrés intéressés par nos offres et nous estimons que les choses vont se concrétiser très très prochainement», explique Roger Henri, président de l?Office national du tourisme malgache.
La mission avait pour but de nouer des partenariats avec des entrepreneurs mauriciens, de faire le point sur les réformes en cours à Madagascar et sur la situation à Maurice. Une des priorités identifiées pour la recherche de partenariats est le textile. « Les deux pays ont des défis communs à relever : la fin de l?accord multifibre, de l?AGOA III et des marchés préférentiels ainsi que la mondialisation », explique Thierry Rajoana. Il faut, selon lui, bâtir une « stratégie commune pour redémarrer le textile ».
Les Malgaches proposent également, avec le soutien de la Banque mondiale, la mise en place d?une filière textile, avec pour point de départ l?agriculture (culture du coton à Madagascar), en passant par le tissage et la filature dans les deux îles ainsi qu?un renforcement des activités de conception. La mission propose aussi au secteur privé mauricien de faire de la Grande île la plate-forme d?exploitation agricole pour exporter vers les pays de la région et l?Union européenne.
Autre secteur : les technologies de l?information et de la communication (Tic) où nos voisins veulent définir une complémentarité : « Maurice a créé 5 000 emplois dans ce secteur alors que Madagascar en a créé 3 000 », affirme Rajoana. L?apport de capitaux mauriciens est également recherché, notamment au niveau touristique. Madagascar souhaite en effet construire 4 000 chambres par an, dit Rajoana.
La délégation malgache souhaite que les gouvernements mauricien et malgache appuient les initiatives du secteur privé des deux îles. « Nos gouvernements doivent maintenant accompagner le processus et faire du lobbying pour le prolongement de l?AGOA III et, par des incitations fiscales, permettre un investissement accru des Mauriciens à Madagascar », a conclu Thierry Rajoana.
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