Publicité

Ma liberté de créer

6 août 2007, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Il a suffi d?un bout de bois. Ou d?un trait de crayon. Pour crier ce que pensent les artistes. Kose. Est-ce un ordre ou une invitation du bédéiste Laval Ng ? Les yeux fermés, c?est nous là, croqués dans ce visage fermé, cette tête trop grosse pour des épaules pourtant massives. Mais qu?est-ce donc qui nous pend à l?oreille ? Est-ce un bout de cervelle qui s?échappe ? Ou une palabre qui y entre ? Kose, dire, exprimer.

Voilà à quoi l?association de promotion et de défense des droits humains a convié une vingtaine de créatifs. Le concept : leur proposer le thème de la liberté d?expression. Et pousser le raisonnement plus loin : dans quelle mesure l?art à Maurice défend la liberté d?expression.

Les créatifs réunis pour l?occasion sont classés par genre : Stéphane Bellerose, Bernard Barbe, Uttam Ramchurn et Nirveda Alleck pour les petits films. Lewis Dick et certains de ses élèves de l?école de sculpture de Bambous, pour les figures tirées du bois de récupération.

Parmi les peintres, dessinateurs et graphistes choisis figurent Rishi Seeruttun, Firoz Ghanty, les membres du groupe Evasyon, Yannick Nanette, Patrice Offman, Sohan Lalldharee et Thierry Li.

Les caricaturistes, ceux de la presse, ont répondu présent : Deven T, Pov, Jérôme, aux côtés de leurs ?cousins? les bédéistes : Laval Ng et Eric Koo. Enfin, place aux installations signées Nirmal Hurry, Daniella Bastien, les Zarbiens, Jean Lou Désiré, entre autres.

Oser affirmer. Il faut pour cela passer plusieurs barrières. L?une des plus hautes : l?autocensure. Se défaire du qu?en-dira-t-on, des tabous. Right Now ! invite à la réflexion. Celles des artistes qui sont tenus aussi par des impératifs commerciaux. Quel sera le prix de laisser le confort de la production pour touristes pour dire le fond de leur pensée ? Sont-ils prêts à prendre le risque ?

Car attachée à la liberté d?expression, peut venir la crainte de choquer. Voir se détourner de soi ceux-là mêmes que l?on voulait toucher. Dans un autre registre, la libre expression nous souffle vers les rives inexplorées de l?étrange. De la bizarrerie. De ce qui est zarbi, voire zarbien. Liberté d?expression c?est créer, mais que se passe-t-il quand ces créations ne s?attirent que des froncements de sourcils. Parce que le regarder ne ?comprend? pas ce que le plasticien veut ?dire?. Nous pouvons juste regretter que toutes les ?uvres ne soient pas neuves. La force de l?affirmation étant atténuée par le sentiment de pêle-mêle et de degré très inégal de créativité.

ARTS PLASTIQUES EN MOUVEMENT

>Expo annuelle des élèves du MGI

L?école des Beaux Arts du MGI à Moka ouvrira ses portes du 24 au 31 août. A l?affiche, l?exposition des travaux des élèves des départements de peinture, sculpture, gravure, et design & communication. A voir à cette occasion des travaux d?élèves de la Jamia Milla University de l?Inde.

>Des plasticiens locaux à la deuxième édition de l?East Africa Biennial

Ce sera possible en novembre prochain grâce au partenariat de l?association pARTage et du centre culturel Charles Baudelaire. Ainsi, les ?uvres de Nalini Treebhobun, Nirmala Luckeenarain, Rishi Seeruttun, Ravi Jetsan, Sultana Haukim, Jean Yves L?Onflé et d?Alix le Juge ont été choisis pour cet événement qui s?ouvrira le 2 novembre à Dar Es-Salam.

Publicité