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L’énigme Federer
Dans deux semaines, Roger Federer inscrira peut-être une troisième fois son nom au palmarès de l’Open d’Australie. Sur un circuit où les challengers qui lui sont proposés ne sont pas toujours très consistants, personne ne doute que le Suisse, détenteur de neuf titres du Grand Chelem, est bien au-dessus du lot. Reste qu’on peut légitimement se poser des questions sur sa présente forme.
L’alerte a été donnée une première fois cette semaine au tournoi exhibition de Kooyong, où Federer effectuait sa rentrée 2007. Opposé au Tchèque Radek Stepanek, qui n’a que pour seul fait d’armes d’être le petit ami de la jolie Martina Hingis, le numéro un mondial a balbutié son tennis, concédant au passage 19 jeux.
S’il s’en est finalement sorti, c’était toutefois pour mieux chuter en finale face à l’Américain Andy Roddick, contre qui il restait pourtant sur huit victoires d’affilée.
Sur la pente déclinante Federer ? Non, affirment les spécialistes. Juste un peu désintéressé. Kooyong, ce n’est pas Melbourne. Vous allez voir ce que vous allez voir.
Pourtant, hier, pour sa grande rentrée à l’Open d’Australie, où il affrontait un inconnu, l’Allemand Bjorn Phaü, 83e joueur mondial, le Suisse a encore une fois eu bien du mal à se mettre en route.
À l’arrivée, Roger Federer a su éviter le piège, évidemment, mais il n’a pas convaincu grand monde, concédant au passage onze jeux avant de s’imposer, 7-5, 6-0, 6-4.
Fait suffisamment rare pour être souligné, le patron du circuit ATP a été breaké à trois reprises dans le premier set et commis 29 fautes directes dans le troisième. Ça ne lui ressemble pas.
À ce stade de la compétition, ça ne veut pas dire grand-chose, on vous l’accorde. Federer, on le sait, a les moyens de monter en puissance d’ici la fin de la quinzaine australienne.
Reste qu’il devrait se méfier. Son prochain adversaire, probablement le Suédois Jonas Bjorkman, est plutôt du genre rusé.
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