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L’Espagne mise sur la terre pour contrer Roddick
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L’Espagne mise sur la terre pour contrer Roddick
En choisissant la terre battue pour recevoir les Etats-Unis en finale de la Coupe Davis, l’Espagne espère, grâce à ses joueurs de fond de court très expérimentés, contrarier la vitesse de jeu et la puissance de service d’Andy Roddick.
Victorieuse de l’épreuve en 2000, l’Espagne, qui aligne deux ex-numéros un mondiaux -Carlos Moya et Juan Carlos Ferrero- accueillera à partir de vendredi à Séville, sur la surface la moins rapide, une équipe américaine qui a soif de titre.
“Aucun d’entre nous n’a gagné de titre du Grand Chelem cette saison”, a expliqué Roddick en parlant de son équipe. “Pour cette raison, nous voulons vraiment terminer la saison en beauté.”
“Ramener la Coupe aux Etats-Unis avec une sélection si jeune serait génial”, a ajouté le meilleur joueur de la saison 2003.
Equipe la plus titrée au palmarès de la Coupe Davis, la sélection américaine n’a plus remporté cette compétition depuis 1995.
Coéquipier de Roddick, Mardy Fish aura quant à lui à coeur de s’imposer pour oublier sa défaite en août en finale des JO d’Athènes face au Chilien Nicolas Massu.
<B>“Ils ont l’avantage”</B>
Carlos Moya, qui n’avait pas participé à la finale victorieuse de 2000 face à l’Australie, croit aux chances de l’Espagne.
“Cela va être vraiment intéressant. J’en rêve depuis déjà un moment”, a-t-il confié. “A domicile, nous avons un avantage, mais ils ont une superbe équipe. L’ambiance va être énorme.”
“Nous sommes invaincus sur les 11 dernières rencontres à domicile donc je pense que nous sommes favoris. Mais les Etats-Unis ont une équipe très équilibrée et très forte en Coupe Davis.”
De son côté, Roddick sait qu’il lui faudra probablement gagner ses deux simples.
“Les conditions vont être dures. La terre battue va tout ralentir et ils vont avoir 23 000 spectateurs derrière eux. Ils ont clairement l’avantage.”
“Mais nous ne serons pas surpris. Nous savons à quoi nous attendre.”
“Les conditions vont être dures. La terre battue va tout ralentir et ils vont avoir 23 000 spectateurs derrière eux. Ils ont clairement l’avantage.”
L’Espagne et les Etats-Unis se sont rencontrés six fois en Coupe Davis. Les deux seules fois où les Espagnols l’ont emporté, c’était à domicile et sur terre battue.
Pour Fish, la tâche sera difficile, mais pas insurmontable.
“Andy et les frères (Mike et Bob) Bryan n’ont pas perdu un set (en Coupe Davis) cette saison”, fait-il remarquer en référence à la paire du double américain.
“En fin de compte, il ne faut que trois points.”
Côté espagnol, le principal sujet d’inquiétude concerne la forme de Juan Carlos Ferrero, qui est passé à côté de sa saison, ponctuée de blessures et de contre-performances.
Néanmoins, pour préparer sa finale, il a décidé de renoncer à l’Open de Paris-Bercy début novembre après avoir été sorti prématurément de celui de Madrid.
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