Publicité

L’Association socioculturelle Rastafari sera en pèlerinage à Trou Chenille le 1er février

26 janvier 2011, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

L’Association socioculturelle Rastafari sera en pèlerinage à Trou Chenille le 1er février

Comme chaque année, les adaptes de la culture rastafari marqueront la commémoration du 176e anniversaire de l’abolition de l’esclavage par un pèlerinage au pied de la montagne du Morne, le 1er février.

C’est maintenant devenu une tradition pour l’Association Socioculturelle Rastafari (ASR). La cérémonie de mémoire débutera avec un défilé qui quittera Cassis, Port-Louis,  vers  9h00 pour  rejoindre le village du Morne.

Les membres de l’association entameront ensuite une marche qui les mènera au pied de la montagne du Morne, au lieu dit Trou Chenille. C’est dans ce lieu que les rastas se recueilleront, comme chaque année,  en mémoire des  esclaves marrons qui avaient choisi de se jeter dans le vide plutôt que de se rendre aux colons-esclavagistes de l’époque.

La cérémonie prendra fin par une prière et une séance de « nayabingé », musique contemplative de la culture rastafari. 

L’ASR a tenu une conférence de presse ce mercredi 26 janvier pour annoncer le programme du  1er février 2011 qui se veut être une journée de prière et de réflexion. Ils ont profité de leur rencontre avec la presse pour faire part de leur inquiétude quant à la menace qui pèse sur certains lieux historiquex.

«Notre histoire et notre patrimoine sont en danger. Il faut cesser d’effacer la mémoire des esclaves», demande José Rose, président de l’ASR.

Il donne l’exemple de la veille prison abandonnée de Port-Louis. Un vestige qui se trouve dans une  décrépitude déplorable. «Ce lieu où était enfermé de nombreux esclaves fait partie intégrante de notre patrimoine historique. Les ministères de la Culture, du Tourisme et  de l’Environnement auraient pu s’associer pour préserver ce lieu hautement symbolique», propose José Rose.

Le président de l’ASR prévient que si rien n’est fait pour la préservation de ces lieux ayant marqués l’histoire des esclaves, son association se mobilisera pour réclamer des comptes à l’Etat.

 

Publicité