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L’administration pénitentiaire sur la sellette après la mutinerie à la prison de GRNO

28 juin 2010, 20:00

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L’administration pénitentiaire sur la sellette après la mutinerie à la prison de GRNO

L’évasion de 34 prisonniers de la  prison de Grande-Rivière-Nord-Ouest (GRNO), le dimanche 27 juin, a révélé des failles dans l’administration des centres de détention. Le gouvernement prend des mesures pour y ramener l’ordre. Entretemps, les recherches se poursuivent et 20 évadés ont été repris. 

La mutinerie et l’évasion de 34 détenus de la prison de Grande-Rivière-Nord-Ouest (GRNO), le dimanche 27 juin, a mis au jour de nombreuses faiblesses dans le fonctionnement du système pénitentiaire mauricien.

Il ainsi été révélé que le personnel surveillant dans les centres de détention est nettement insuffisant par rapport au nombre de détenus. On a aussi appris que la plupart des caméras installées dans les prisons sont hors de service. « Il y a au moins une vingtaine de ces caméras qui sont tombées en panne depuis plusieurs mois. Les procédures pour effectuer les réparations sont toujours en cours. Ce sont des contractuels qui sont chargés de le faire » déclare un officier des prisons qui souhaite garder l’anonymat. 

D’autres gardes-chiourmes parlent de manque des moyens. Ainsi on attire l’attention sur les walkie-talkies usagés et défectueux qui n’ont pas été remplacés  depuis des années. Il n’y a dans les prisons que des téléphones fixes qui peuvent être utilisés par les officiers. Paradoxalement, les prisonniers, eux, disposent des téléphones portables qui parviennent à entrer dans les prisons de manière illicite.

Devant toutes ces récriminations, le Commissaire des prisons, le ressortissant indien Lingamanaicker Vijayanarayanan garde son sang-froid. Il  déclare, à la Télévision nationale, que la situation est sous contrôle et « qu’une enquête départementale est en cours ».

Le gouvernement, de son côté, a pris des mesures pour assurer une plus grande sécurité au sein des prisons. Cela après la mutinerie à la prison Grande-Rivière-Nord-Ouest (GRNO) l’évasion de 34 détenus le dimanche 27 juin.

Le Premier ministre a également ordonné qu’une enquête policière soit initiée pour faire la lumière sur les circonstances des incidents de dimanche à la prison de GRNO.

Entre-temps, des dispositions ont été prises pour ramener l’ordre et maintenir la sécurité au sein des  prisons et dans le pays.

Le gouvernement a décidé d’une présence policière accrue dans les établissements pénitentiaire. A cet effet, une équipe de la Special Mobile Force (SMF) sera affectée aux prisons de Beau-Bassin et Grande-Rivière-Nord-Ouest. Elle vient s’ajouter à l’unité de la Special Supporting Unit qui est en poste à la prison de GRNO.

Pour assurer la sécurité dans le pays en général et prévenir que les fugitifs ne quitte le pays, le territoire sera sujet à une surveillance. Ainsi  la Garde-côte nationale ainsi que l’Helicopter Unit opèreront au niveau de vigilance et d’alerte maximum.  De son côté la SMF effectuera des  blocages routiers sur 24 heures.

Le gouvernement rappelle au public qu’héberger un prisonnier constitue une grave offense criminelle, punissable au terme maximal de 10 ans d’emprisonnement. 

En ce qui concerne, les recherches pour retrouver les prisonniers évadés, les opérations se poursuivent à travers l’ile. Quatorze prisonniers sont toujours en cavale.
 
La Special Mobile Force (SMF) a installé, dans la nui du lundi 28 juin, de nombreux barrages routiers. « Les opérations ne cesseront pas, tant que nous n’aurons pas retrouvé tous  les fugitifs », l’Assistant Surintendant Mario Nobin, le responsable des opérations policières.

Le haut gradé de la police, dans une tentative de convaincre les fugitifs à se rendre a donné l’assurance que ces derniers ne subiront aucun acte de violence. «  Nous tenons à signaler qu’aucun de ceux qui se sont rendus n’a été victime de violence policière durant leur arrestation », a-t-il dit.

L’Assistant Surintendant Nobin a également affirmé qu’aucun des évadés n’avait  quitté le pays, depuis la mutinerie de dimanche soir.

Pour sa part l’Assistant Commissaire de Police et responsable de la Criminal Investigation Division Pregassen Vuddamalay a  déclaré que « la priorité est de retrouver les fugitifs, puis nous effectuerons une enquête afin de déterminer les circonstances des incidents ».

 

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