Publicité

L’administration carcérale avait eu vent de l’attentat contre l’ACP Hannumanthadu

14 mars 2012, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

L’administration carcérale avait eu vent de l’attentat contre l’ACP Hannumanthadu

Les services de renseignements avaient été informés de l’attentat imminent contre le responsable de la prison de Beau-Bassin. La police avait même ouvert une enquête.

Tout se sait à la prison. Les services de renseignements opérant au sein du milieu carcéral avaient été mis au parfum de l’attaque imminente contre l’Assistant Commissaire des Prisons (ACP) Vishnu Hannumanthadu. Plusieurs caïds incarcérés sur place s’étaient juré de se venger de cet officier en raison de ses méthodes qui mettaient à mal leurs petits trafics.

Une surveillance discrète avait été exercée sur le responsable de la Prison Centrale entre les murs du centre pénitencier de Beau-Bassin. La police avait même été alertée et une enquête était censée être en cours pour savoir d’où la menace allait surgir.

Malheureusement, dans l’après-midi du mardi 13 mars, l’officier a été pris pour cible alors qu’il venait de quitter l’enceinte de la prison pour rentrer chez lui, à Terre-Rouge, à bord de sa Toyota Axio. Le motocycliste qui a tiré sur lui à deux reprises à l’aide d’un revolver, à la rue Colonel Maingard vers les 16h15, semble avoir bien planifié son coup. Il connaissait son itinéraire et l’horaire de son passage.

Les deux balles tirées sur l’ACP Hannumanthadu l’auraient atteint s’il avait ralenti. Elles se sont logées sur le montant de la porte avant et sous la vitre de la porte arrière de son véhicule.

L’enquête ouverte par la CID de Beau-Bassin sous la responsabilité du patron de la police criminelle de l’Ouest, l’assistant surintendant Daniel Monvoisin, s’oriente vers les caïds de la Prison Centrale qui auraient pu en vouloir à l’officier. L’un d’eux, impliqué dans le trafic de drogue, intéresse particulièrement cette équipe.

L’ACP Hannumanthadu, lui, a réclamé quelques jours de repos et selon les informations obtenues auprès de l’administration carcérale, il ne devrait reprendre la direction de la Prison Centrale qu’à la fin de son congé.

Les syndicats de la prison montent déjà au créneau, espérant une meilleure protection envers les gardes-chiourmes à l’extérieur des murs des centres pénitenciers où ils sont affectés.

Publicité