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Lynchage à Gokhoola: timide mobilisation des habitants après la vague d’arrestations

21 mars 2013, 06:00

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Lynchage à Gokhoola: timide mobilisation des habitants après la vague d’arrestations

Un sentiment d’injustice et d’abus parcourent le village de Gokhoola depuis la vague d’arrestations qui a suivi la mort de Vishal Doorga. Un petit groupe de proches des douze suspects arrêtés s’est rassemblé, hier, au jardin du village.

 

Une cinquantaine d’habitants de Gokhoola se sont rassemblés, en fin de journée, mercredi 20 mars pour une timide protestation en effectuant une marche silencieuse contre ce qu’ils appellent «les abus de la police». Le Central Criminal Investigation Departement (CCID) et la Criminal Investigation Division (CID) de Piton ont effectué douze arrestations depuis le début de la semaine, tous des habitants du village. Ils sont soupçonnés d’avoir participé au lynchage, de Vishal Doorga, le présumé ravisseur d’une fillette de 8 ans. Vishal Doorga est décédé six jours plus tard, après en avoir passé cinq dans le coma


Mais, pour les habitants, le village ne peut porter seul le chapeau de ce drame. Babou, la trentaine rappelle la séquence des événements, du dimanche 10 au samedi 16 mars, et se demande si la police n’a pas sa part de responsabilité dans ce drame.

 

«Les habitants ont retrouvé Vishal dimanche après-midi. Ils l’ont battu et remis à la police. Le même jour, il est interrogé par la police puis placé dans un cachot. C’est dimanche soir qu’il a été emmené en soins intensifs,» raconte-t-il.

 

L’autopsie a révélé des fractures aux côtes et attribue son décès à une insuffisance rénale aiguë. Pour Nittin, la police «a sa part de responsabilité dans ce qui s’est passé».

 

Vishal Doorga avait enlevé la fillette dans l’après-midi du samedi 9 mars. L’enfant a été retrouvée saine et sauve vers une heure du matin, le lendemain. Les habitants avaient pleinement participé aux recherches et ont voulu donner une «correction» à Vishal Doorga, un patient psychiatrique de 36 ans qui n’était pas à son premier enlèvement d’enfant.

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