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Lutte anti-piraterie : important exercice de simulation pour la police mauricienne en avril
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Lutte anti-piraterie : important exercice de simulation pour la police mauricienne en avril
La force policière va tenir un exercice de simulation pour évaluer sa capacité à accueillir les pirates somaliens capturés par les forces internationales. Ces pirates sont censés être détenus dans une aile spéciale de la prison de Petit-Verger à Pointe-aux-Sables.
Place aux grandes manœuvres. La police mauricienne s’apprête à se livrer à un important exercice de simulation pour évaluer sa capacité de réaction face à la détention imminente de pirates somaliens capturés par les forces internationales et devant être jugés à Port-Louis.
Une grande répétition impliquant différentes unités, des garde-côtes à la police antiémeute, en passant par les commandos du Groupe d’intervention de la police mauricienne (Gipm), est prévue d’ici à avril. La Special Cell du Central CID a déjà été désignée pour mener l’enquête sur les cas de piraterie. Le sergent Narain, affecté au sein de cette cellule, a déjà reçu une formation poussée aux Seychelles, apprenons-nous aux Casernes centrales.
A ce stade, la détention des pirates dans une aile spéciale à la prison de Petit-Verger, Pointe-aux-Sables, est toujours d’actualité. Elle devrait être construite moyennant plusieurs millions de roupies injectées par l’Union européenne.
« Nous aurons cinq jours pour décider si nous allons juger des pirates fraîchement capturés. Au départ, nous ne jugerons qu’un maximum de vingt pirates », précise le ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell.
Aussitôt que les infrastructures seront améliorées à la prison de Petit-Verger et à la Prison centrale, à Beau-Bassin, le nombre de pirates jugés à Maurice sera revu à la hausse. « Nous n’allons toutefois pas juger plus de quarante pirates en même temps. Nous allons procéder au cas par cas pour ne pas faire face aux mêmes soucis rencontrés au Kenya et aux Seychelles », assure Arvin Boolell qui a assisté à la Conférence sur la Somalie aux côtés du Premier ministre, Navin Ramgoolam, à Londres, il y a quinze jours.
Maurice devra également entamer des pourparlers avec les autorités du Somaliland, voire du Puntland, pour s’assurer que les pirates jugés sur son sol seront détenus dans les prisons sur place et qu’ils ne se retrouvent pas de nouveau en liberté pour écumer l’océan Indien.
Port-Louis a déjà pris les devants en procédant à des amendements au Merchant Shipping Act tout en votant une Piracy and Maritime Violence Act en 2011 afin de venir à bout de la piraterie qui peut coûter cher au pays dans le domaine commercial et touristique.
Entre 2005 et 2009, quelque 980 attaques ont été répertoriées majoritairement contre des bateaux de commerce. Ce qui inquiète davantage la communauté internationale, ce sont les liens entre les pirates, les shababs et l’organisation terroriste Al-Qaïda.
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