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L?orchidée, pour faire fleurir l?économie
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L?orchidée, pour faire fleurir l?économie
Les amateurs et les passionnés se sont mobilisés pour elle. L?orchidée a fait l?objet d?un atelier de travail hier à l?université de Maurice, organisé par la Mauritius Orchid Society qui fêtait ses 25 ans d?existence. Le professeur Kamchit Thammasiri, spécialiste des orchidées à l?université de Mahidol, en Thaïlande, a assuré la présidence de cette séance.
Comment la cultiver, comment l?apprivoiser, comment créer de nouvelles espèces ? Les amateurs s?en sont donné à c?ur joie pour mieux connaître le monde des orchidacées.?L?orchidée a une grande valeur commerciale. Elle a le potentiel de créer des avantages renversants pour le secteur touristique. Nous ne devons pas nous cantonner au secteur sucrier mais devons chercher d?autres voies?, affirmait hier Arvin Boolell, ministre de l?Agro-Industrie.
Profitant de cette grande rencontre avec les agriculteurs, le ministre les a encouragés à développer l?horticulture, et notamment l?orchidée. Arvin Boolell devait souligner que la présence du professeur Kamchit Thammasiri est d?un grand apport. Ce dernier a partagé ses idées et s?est surtout appesanti sur la recherche de nouvelles espèces et en quoi l?avenir de cette fleur semble prometteur.
Le ministre a déclaré qu?il est décidé de faire revivre l?Agricultural Technical Diffusion Scheme, destiné à aider les agriculteurs à étendre leur activité et à exporter leurs produits. La démarche devrait aussi encourager les investisseurs étrangers. Cependant, le marché de l?orchidée ne doit pas demeurer stagnant comme celui des anthuriums : le ministre a encouragé les firmes privées à aider les agriculteurs. Il a cité l?exemple de la Nouvelle-Zélande, qui a su subtilement s?imposer dans le domaine de l?exportation du kiwi.
Claude Ricaud, assistant secrétaire de la Mauritius Orchid Society, se dit confiant à ce propos. ?Même si nous avons quelque part failli à notre tâche pour l?anthurium, espérons que les Mauriciens qui cultivent l?orchidée se montreront plus tenaces. Cette fleur peut nous faire aller très loin.?
Plusieurs agriculteurs (dont certains producteurs de vanille, de la famille des orchidacées) ont exprimé leur satisfaction. Comme l?explique Patrice Affouye, du Coin Vert Limitée, qui possède environ 8 000 plants de vanille et d?orchidées. ?Je ne sais même plus depuis quand nous importons ces plants, mais notre commerce prend de l?ampleur aujourd?hui .?
L?atelier a aussi permis de mieux cerner les techniques de préservation et d?entretien des orchidées. Serge L?Ecluse, chairman de la Mauritius Orchid Society, parlait surtout des conditions nécessaires à la culture de la fleur. Il confie : ?Curepipe, par exemple, ne serait pas approprié. Les orchidées grandiraient beaucoup mieux dans les régions du littoral.? Il a démontré que l?orchidée a un grand besoin de nutriments pour mieux s?épanouir. Le docteur Majeeb Khadaroo déconseille, lui, le recours aux pesticides dans cette culture.
Un savoir-faire qu?il convient d?exploiter à bon escient. Tous ont été unanimes à dire que le développement de la culture d?orchidées peut représenter un potentiel important pour le développement économique.
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