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L?opposition se consolide au sein de la GTU
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L?opposition se consolide au sein de la GTU
Le principal syndicat de l?éducation primaire, la Government Teachers? Union (GTU) est-elle tellement cadenassée qu?elle a besoin de libérateurs ? Certains en sont fermement convaincus.
Un nouveau groupe d?opposition, dont le noyau est formé par les cinq membres qui ont démissionné de l?exécutif en juillet dernier, a vu le jour sous le nom ?Les Libérateurs?. En mars 2005, lors de l?élection de l?exécutif du syndicat, ils comptent bien détrôner l?équipe en place dont le président Jugdish Lollbeeharry est là depuis plus de 15 ans.
Lors d?une conférence de presse tenue hier au centre Marie-Reine-de-la-Paix, Port-Louis, les têtes pensantes de ce groupe dissident ont expliqué leur vision. ?La GTU a été menée trop longtemps par une seule personne qui n?est plus sur le terrain et qui prend les décisions seule?, affirme Mahadeo Dowlut. Le leader du groupe, Vinod Seegum, veut avoir recours à la démocratie et au consensus pour rendre ?ses lettres de noblesse à la GTU?.
Bien que pressenti par Jugdish Lollbeeharry au poste de président de la GTU à plusieurs reprises, Vinod Seegum a préféré refuser. ?Je ne veux pas être une marionnette?, affirme-t-il.
Si le groupe dissident accède au pouvoir, il proposera l?amendement de la constitution du syndicat pour qu?aucun président ne puisse exercer plus de deux mandats, soit quatre ans.
Côté programme, le groupe militera pour la formation continue, le rétablissement du poste d?enseignant d?éducation physique et la création de postes d?assistant enseignant pour remplacer les professeurs absents.
Au niveau de la GTU même, la formation de ce groupe ne semble pas soulever de gros soucis.?Ils auraient dû se nommer Les Fuyards parce qu?ils ont démissionné des responsabilités pour lesquelles ils avaient été élus. Nous sommes le plus démocratique des syndicats?, commente Jugdish Lollbeeharry.
Le mouvement des ?libérateurs? n?est pas sans faire penser au groupe Challenger mené par Ashik Junglee à la fin des années 90. La vocation de ce groupe était également d?anéantir l?équipe au pouvoir. L?année dernière, les leaders du groupe Challenger ont démissionné pour ranimer la General Purpose Teachers? Union (GPTU), un syndicat resté plongé dans un profond sommeil depuis plusieurs années.
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