Publicité

London Brokers : le lien assureur- réassureur

8 décembre 2004, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le marché très restreint de la réassurance connaît une certaine animation. Un nouveau courtier de réassurance, London Brokers, vient de voir le jour. Il s’est associé avec le numéro 1 mondial dans le domaine, en l’occurrence Benfield.

Le marché mauricien était jusqu’ici desservi par deux courtiers : Alexander Forbes, installé à Maurice, et Reinsurance Consultants qui couvre le pays à partir de Johannesburg. “C’est un marché très compétitif. Le prix n’est pas très négociable. Pour faire la différence, il faut la vitesse d’exécution du service, le conseil et la qualité du réassureur”, affirme le Sunil Jeetah, Managing Director de London Brokers. Le spécialiste dans le secteur de l’assurance a choisi un créneau vers lequel peu oseraient s’aventurer.

Le métier de reinsurance broker est très peu connu chez nous. Il joue un rôle d’interface de premier ordre entre l’assureur et son réassureur généralement basé à l’étranger. C’est au courtier de réassurance qu’incombe de chercher les meilleurs placements possibles pour les polices générales vendues par les maisons d’assurances.

Un exemple : une grosse entreprise locale décide d’assurer ses locaux pour un montant de Rs 1 milliard. Une société d’assurances accepte de couvrir le bâtiment.

Toutefois, vu la taille du business, l’assureur doit à son tour assurer, du moins en partie, les risques qu’il a bien voulu prendre. Le job de Sunil Jeetah et de son cabinet est justement de trouver un réassureur qui voudrait bien couvrir le business de l’assureur. Mais l’opération est très complexe dans la mesure où il faudra démarcher plusieurs sociétés de réassurances. Les risques doivent être partagés entre différents prestataires.

Une société de courtage de réassurance doit se battre pour se faire visible tant auprès de l’assureur que du réassureur. Pour obtenir un marché, elle doit être capable de proposer une transaction qui convient à la fois à l’assureur et au réassureur.

Un assureur peut demander un placement pour une police spécifique (facultatif, comme dans le cas précité) ou pour un ensemble de polices (traitées). En ce qu’il s’agit des traités, les polices sont regroupées en profils-risque distincts pour le besoin de la réassurance. Le reinsurance broker doit ainsi avoir une connaissance éprouvée du marché international des services de réassurance. Les candidats en liste doivent avoir au moins un credit rating niveau triple B.

La Financial Services Commission, ce régulatrice financière, n’autorise aucune association avec un prestataire ayant une note inférieure. En même temps, elle doit évaluer les profils-risque des polices candidates à la réassurance.

La réassurance ne couvre pas toutes les polices générales. Selon les chiffres de 2002, 51 % du business de l’assurance générale étaient placés chez les réassureurs. L’incendie est le segment qui a un ratio de réassurance le plus élevé (87 %), suivi des accidents personnels (71 %).

“L’apport de Benfield nous permet d’accéder aux marchés de Londres, des Bermudes et de l’Europe. Nous pouvons aussi bénéficier du support technique des équipes d’actuaire entre autres”, explique Sunil Jeetah.

Publicité