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L?OMC promet de ménager les économies vulnérables
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L?OMC promet de ménager les économies vulnérables
La sixième réunion ministérielle de l?Organisation mondiale du commerce (OMC) a pris fin hier à Hong Kong, avec un accord obtenu à l?arraché. Néanmoins, plusieurs questions clés sont restées en suspens, même si Maurice et d?autres pays, qui ont le même profil économique, ont pu obtenir une considération spéciale auprès du système de commerce multilatéral.
Les participants à la conférence ont été soumis à une course contre la montre durant l?ultime journée de négociations afin de parvenir à un accord. L?OMC a fait circuler hier (après celui émis vendredi) un nouveau projet de déclaration ministérielle à la suite des difficultés rencontrées sur le texte soumis aux pays membres à l?ouverture de la conférence, mardi.
L?objectif était de sauver la conférence d?un échec total. L?OMC espérait, à travers ce dernier texte révisé, arriver au moins à un accord minimal au terme de six jours de discussions laborieuses. Pour cela, elle a dû revoir à la baisse ses ambitions de manière notable.
Les demandes de Maurice en faveur d?une considération spéciale pour les petites économies vulnérables semblent avoir été entendues. Même s?il n?y aura pas de sous-catégorie des petits Etats aux économies fragiles à l?OMC, celle-ci promet de ménager les flexibilités. L?organisation indique que des mesures spécifiques vont être prises pour faciliter l?intégration de ces pays dans le système commercial multilatéral.
D?autre part, le texte fait provision pour que les pays en développement puissent désigner eux-mêmes un nombre de lignes tarifaires comme produits spéciaux guidés par les indicateurs fondés sur les critères de sécurité alimentaire, garantie des moyens d?existence et développement rural. Maurice avait insisté pour que le sucre soit inclus sur une liste de produits sensibles afin d?éviter d?autres pressions de la libéralisation après la baisse de prix sur le marché européen. Les produits spéciaux et le mécanisme de sauvegarde spéciale feront partie intégrante des négociations sur l?agriculture, promet le document.
Ces dernières ont beaucoup piétiné. Les pays en voie de développement et les nations pauvres se sont élevés contre le manque de volonté des pays riches à ouvrir davantage leurs marchés. Les pays les moins fortunés, dont Maurice, avaient menacé de s?opposer à tout accord si les pays riches campaient sur leur position.
L?OMC veillera à l?élimination de toutes les formes de subventions à l?exportation à la fin de 2013. Cela sera fait d?une manière progressive et parallèle afin qu?une partie substantielle soit réalisée pour la fin de la première moitié de la période de mise en ?uvre. Les grands pays en développement tels l?Inde et le Brésil s?étaient opposés à la date butoir de 2013, estimant que 2010 était un objectif plus raisonnable.
Le texte reconnaît qu?il reste encore beaucoup à faire pour ouvrir les marchés agricoles dans le cadre du cycle de négociations de Doha (le présent cycle de discussions à l?OMC avait débuté en 2001 à Doha au Qatar. Il est censé de prendre fin en décembre 2006).
L?OMC promet d?intensifier les négociations sur toutes les questions en suspens afin d?atteindre les objectifs de Doha. Toutefois, les modalités seront finalisées ultérieurement.
Le coton est un des produits agricoles qui a engendré beaucoup de conflits entre nations riches et pays les moins avancés (PMA) durant la réunion. Le projet de déclaration ministérielle indique que les subventions à l?exportation pour le coton seront éliminées par les pays développés en 2006. Les subventions internes à la production de coton qui ont des effets de distorsion des échanges seront réduites de manière plus rapide et ambitieuse. Les modalités seront mises en pratique au cours d?une période plus courte que celle qui sera généralement applicable pour l?ensemble des produits agricoles.
L?OMC exige des pays industrialisés un accès en franchise de douane pour le coton en provenance des PMA à compter de 2006. Ces mesures devront aider les producteurs africains qui dépendent beaucoup d?un accès aux marchés rémunérateurs en Europe et aux Etats-Unis à sortir de l?engrenage de la pauvreté.
Les protestations de rue (violentes) se sont poursuivies hier dans les alentours du complexe où se déroulait la conférence. Des milliers de manifestants anti-mondialisation sont descendus dans les rues pour scander des propos anti-OMC. Samedi, les affrontements entre les manifestants et les forces de l?ordre avaient fait plus d?une centaine de blessés.
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