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L??Ombudsperson for Children? réclame un audit social
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L??Ombudsperson for Children? réclame un audit social
Le social est en souffrance. C?est visible par l?ampleur des violences subies par les enfants. On aurait tort de minimiser leur impact et de se concentrer que sur l?économie. C?est l?observation faite par Shirin Aumeeruddy-Cziffra à l?issue de sa deuxième année de mandat comme Ombudsperson for Children (OC).
La situation sociale est si sérieuse que l?OC estime qu?il est impérieux qu?une équipe de spécialistes de différents domaines liés à l?enfance réalise un audit social. C?était hier lors du lancement du rapport annuel de l?OC pour 2004-2005.
Ce rapport est particulièrement étoffé et démontre l?énorme travail abattu par le bureau de l?OC. En effet, depuis que Shirin Aumeeruddy-Cziffra est en poste, elle et son équipe ont reçu et traité 751 plaintes. Entre septembre 2004 et septembre dernier, 520 enquêtes ont été menées. De ce nombre, il leur a été possible d?analyser 150 cas, dont le plus grand nombre concerne des conflits familiaux.
L?autre partie des enquêtes traite d?enfants négligés, de violence domestique, d?enfants battus et punis, de ceux abusés sexuellement et d?autres soumis à la prostitution. Dans la troisième catégorie de violences que l?OC considère non des moindres, il y a la punition corporelle et l?humiliation à l?école. Finalement, quelques cas concernent des enfants handicapés maltraités, des violences auto-infligées dont le suicide et quelques plaintes par rapport à des enfants vivant à l?étranger. ?Pa kapav okip sosial san larzan, san bann specialis. Bizin investi dan prevansyon. Pa kapav rezoud problem zis kan ena kriz. Inn ariv ler pou reget stratezi e fer enn odit sosial dan Moris.?
Ces cas enregistrés par l?OC lui ont permis d?examiner de plus près le fonctionnement des services so-ciaux pour les enfants, d?identifier leurs failles et de faire certaines recommandations. Ainsi, en matière de placement d?enfants en institutions, l?OC écrit ?qu?il est important que les enfants placés ne subissent pas la violence institutionnelle. Des normes strictes doivent être suivies par lesdites institutions et un comité doit s?assurer que celles-ci les respectent?.
<B>?Politique incorrecte?</B>
L?OC considère aussi que la politique ministérielle de mélanger les enfants ayant subi différents traumatismes est incorrecte car il y a des enfants qui peuvent faire leurs semblables devenir des victimes.
Les institutions, tombant sous le ministère de la Sécurité sociale, ont également été passées à la loupe de l?OC. Shirin Aumeeruddy-Cziffra fait remarquer que pour les enfants handicapés physiques et mentaux négligés par leurs parents, ?des unités spécialisées doivent être créées pour les héberger la nuit?.
Il n?y a que deux institutions acceptant les jeunes de 16 à 18 ans qui sortent de centres de détention et qui oeuvrent pour faciliter leur retour à la vie normale. L?OC trouve ce nombre insuffisant. Le système de familles d?accueil, qui a absorbé 33 enfants jusqu?à présent, a retenu l?attention de l?OC qui pense qu?il est urgent d?évaluer chaque famille d?accueil pour voir si les enfants placés sont réhabilités. ?Il est peut-être temps de revoir le rôle de telles familles pour évaluer s?il est bon pour elles d?adopter les enfants placés.?
Deux autres solutions pourraient être appliquées aux enfants victimes de violence à Maurice. L?OC cite la réhabilitation des parents et l?adoption. Par rapport à la réhabilitation des parents, Shirin Aumeeruddy-Cziffra réclame, entre autres, une politique détaillée pour réhabiliter les familles. Tout comme elle croit beaucoup dans le système de mentors pour les enfants, qui peut être lancé sur une base pilote.
L?OC mise beaucoup sur la prévention. Pour éliminer la violence envers les enfants, toutes les parties prenantes ? gouvernement, organisations non gouvernementales, professionnels de l?enfance, secteur privé ? doivent collaborer. La stratégie principale doit être l?éducation et pas qu?académique. Ensuite vient la réhabilitation pour les victimes et le traitement pour les abuseurs. Dans son rapport, il est dit que les stratégies légales sont certes importantes mais qu?elles ne protègent les victimes que sur une période de courte durée. ?Nous devons définir des stratégies à moyen et long termes.?
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