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L?offre ?bio? de Madagascar a la cote

24 mai 2007, 20:00

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Les entrepreneurs mauriciens et malgaches parlent business. Hier, plus de 120 opérateurs se sont rencontrés dans le cadre d?un business match-making à Flic-en-Flac. L?événement, étalé sur deux jours, est organisé conjointement par la Hindu Entrepreneurs Association, les autorités locales, l?Economic and Management Services (EMS) Consulting et Pro Invest. Le textile, l?artisanat, les matériaux de construction ont eu voix au chapitre. Mais ce sont sans aucun doute les produits ?bio?, des jus de fruits au commerce de la soie sauvage, qui ont eu la part belle.

Ce sont 18 entreprises malgaches au total qui sont venues présenter leur secteur d?activité, leurs produits, leurs projets et leurs attentes en matière de partenariat. Du côté mauricien, plus de 110 entrepreneurs ont manifesté leur intérêt pour travailler en réseau (networking) avec leurs voisins de l?océan Indien et développer les différentes avenues de coopération.

Le séminaire comprend une phase dite ?rencontre en tête-à-tête? (1 to 1 meeting). Il s?agit pour ceux qui pensent pouvoir travailler ensemble de se rencontrer et de signer une lettre d?intention (letter of intent), ce qui représente un premier pas vers l?aboutissement d?une coopération.

?La mission de mars 2006 avait déjà rapporté ses fruits avec la concrétisation d?une dizaine de projets dans divers secteurs, dont l?agroalimentaire?, explique Sanjay G. Mungur, managing director de EMS. ?Aujourd?hui, cette rencontre veut cibler les opportunités pour les Petites et moyennes entreprises, et quelques grandes entreprises. La complémentarité entre nos deux pays fonctionne.?

?Mesures simplificatrices?

Avis partagé par Pravin Mooloo, managing director de Jayson Network, importateur d?équipements et accessoires pour la construction : ?Les récentes mesures simplificatrices m?ont encouragé à explorer ces nouvelles possibilités.? L?entrepreneur avait rendez-vous, pour la 1 to 1 meeting, avec Mazavasoa Rakotofazy, la responsable de Mitimex, entreprise d?import-export de masse basée à Antananarivo.

Les produits ?verts? de Madagascar ont fait sensation, des bougies lisses de la société SA.RA.SOA à l?eau ?authentiquement de source? (et non de table, comme à Maurice) de Mado SARL, des fruits et légumes frais (de Scrimad notamment) au bois de Mad Attitude. Santosh Bhunjun, de Estée Co. Ltd, ainsi que Rahul Gunessee et Richard Munisamy, avaient tous trois rendez-vous avec Bruno Vidal Lamouroux, responsable de cette entreprise spécialisée dans la conception et la fabrication de meubles.

Juliette Lalamanana, qui gère l?association Faniry Soie, productrice d?articles en soie sauvage de Madagascar, compte sur ce déplacement pour trouver des partenaires mauriciens susceptibles d?apporter une plus value à ses produits. ?Nous cherchons à améliorer notre design, et attendons beaucoup de votre expérience dans ce domaine.?

Des secteurs d?activité encore relativement inexplorés à Madagascar sont aussi sollicités. M. Rabetsitonta, président de la Société Trading de l?océan Indien, groupe présent dans plusieurs activités, de l?agriculture au tourisme, a manifesté son désir de bénéficier du savoir-faire local en matière de développement de projets integrated resorts schemes (IRS) sur la Grande Ile, ainsi que de coopération pour la production d?énergie éolienne, au stade d?expérimentation à Maurice.

?Les échanges entre hommes d?affaires de nos deux pays sont en hausse?, déclarait Rajeshwar Jeetah, ministre mauricien du Commerce lors de l?ouverture du séminaire à la Pirogue hier. Son discours faisait écho à ceux de l?ambassadeur malgache, Bruno Ranarivelo, et de Simon Rakotondrahova, président de la Chambre de commerce malgache.

Signe supplémentaire d?un contexte économique redynamisé à Madagascar, l?anglais a été inclus comme langue officielle. L?équivalent malgache de notre Board of Investment a pour nom l?Economic Development Board of Madagascar. Plus pratiquement, le business outsourcing process commence à faire ses preuves chez nos voisins. Un autre domaine où notre complémentarité peut être un bel atout.

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