Publicité
?L?objectif principal de l?Icac n?est pas la répression mais l?intégrité?
Par
Partager cet article
?L?objectif principal de l?Icac n?est pas la répression mais l?intégrité?
Le nouveau directeur général de l?Independent Commission against Corruption (Icac), Anil Kumar Ujoodha, assumera officiellement ses fonctions lundi. Depuis l?annonce de sa nomination par le Conseil des ministres le 27 janvier, des amendements ont été apportés au Prevention of Corruption Act de 2002, notamment la protection contre toute action légale accordée aux employés de l?Icac, s?ils ont agi en toute bonne foi. L?ancien Senior Magistrate de la cour de Port-Louis répond aux questions de l?express.
● Comment entendez-vous procéder avec l?Icac ?
J?ai fait des recherches sur la stratégie adoptée ailleurs. J?ai pas mal d?options. Mais ce n?est qu?après avoir pris connaissance du fonctionnement de l?Icac que je vais décider de la stratégie à être adoptée. Il faut aussi prendre en considération les ressources dont dispose l?Icac et voir s?il faut une formation plus poussée au personnel.
● Comment envisagez-vous ce nouveau rôle ?
Je suis assez confiant et j?espère mener l?Icac dans la bonne direction. Mais ce sera surtout un travail d?équipe avec la commission. Il est important que chacun réalise que le combat contre la fraude et la corruption n?est pas seulement le combat de l?Icac mais de tous les gens honnêtes de ce pays. Tout ce qu?on a pu lire dans la presse sur l?Icac jusqu?ici tend à montrer la répression. Or, tel n?est pas l?objectif principal de la commission, car la Prevention of Corruption Act vise surtout à promouvoir l?intégrité. Bien sûr, cette loi prévoit également la répression. Et le département des investigations fait partie de la chaîne.
● Faut-il, selon vous, une immunité pour les enquêteurs de l?Icac ?
Je ne voudrais pas donner mon opinion sur cette question avant de prendre mes fonctions officielles le 8 mai.
● Il semble qu?il y a une confusion au niveau des enquêtes menées en parallèle par la police et la commission anticorruption ?
Il n?y a pas d?enquêtes parallèles. La loi stipule que si le commissaire de police trouve qu?il y a matière à corruption, il peut référer l?affaire à l?Icac. Toutefois, la commission est habilitée, de par la loi, à débuter une enquête s?il y a matière à corruption, mais c?est la police qui doit effectuer les arrestations normalement.
Publicité
Publicité
Les plus récents