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Litige autour d?une boîte informatique

19 septembre 2003, 20:00

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Des allégations de faux portant sur des activités d?une firme informatique, Chic Technologies, ont été portées devant l?Independent Commission against Corruption (Icac) et le Central Criminal Investigation Department (CCID). Quatre employés soutiennent que le directeur de l?entreprise, Geetesh Seetul, leur aurait fait miroiter des salaires mirobolants. Ils n?auraient pas reçu leurs salaires depuis leur embauche en mars. Ils ajoutent que la compagnie assurerait la promotion de ses services sur du vent. La compagnie nie que son entreprise « arnaque les gens ».

En mars 2003, Nishal Joyram tombe sur un avis de Chic Technologies, qui recrute des jeunes pour faire le marketing de ses produits. «A ma première rencontre avec le directeur, il m?a affirmé que son entreprise était affiliée à Camstech, une firme indienne. Il m?a assuré qu?un emplacement à la Cybertour a été réservé pour Rs 2,6 m et que le site-portail, kdo.com, sera lancé le 30 septembre.»

Nishal est agréablement surpris par les salaires. «Le directeur m?a promis Rs 25 000 par mois, une allocation de transport de Rs 5 000 et des commissions sur les ventes. » Aussitôt installé, il rédige des lettres pour promouvoir les services offerts par Chic Technologies. Durant six longs mois, Nishal Joyram et ses collègues auraient cru leur directeur sur parole.

Jusqu?au jour, où l?un d?eux va aux renseignements. Il aurait pris contact avec Camstech pour confirmer l?affiliation de Chic Technologies. Un courrier électronique d?un représentant de la firme le 31 août 2003 qui lui aurait appris : «Currently we do not have any partnerships with firms in Mauritius?» Nishal Joyram et ses amis commencent à réaliser qu?ils auraient été floués.

L?un d?eux, Bruno Napaul, employé comme Marketing Executive, s?était engagé à vendre des produits à hauteur de Rs 200 000. «J?y suis parvenu en trois jours», dit-il. Se sentant abusé, les employés se rendent au CCID. Ils alléguent avoir été victimes d?une arnaque. «Cette affaire, très sensible, est traitée avec le plus grand sérieux», affirme t-on au CCID.

Le directeur aurait également modifié les clauses de leur contrat à leur insu. Ce dernier, à travers son avocat Me Vedakur Rampoortab, apporte une version opposée. Il se serait installé en janvier 2003, offrant des cours en informatique et la création de sites Web. Les quatre employés l?auraient rejoint contre une commission de 18% sur les ventes. «Geetesh Seetul nie le fait que: (i) son entreprise arnaque les gens, (ii) il est un escroc, (iii) il a modifié les clauses du contrat», soutient l?avocat.

Les cinq employés envisagent de poursuivre leur ex-employeur, par l?entremise de leur avocat, Me Jim Seetaram.

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