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L?irrigation couvrira 10 000 hectares additionnels
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L?irrigation couvrira 10 000 hectares additionnels
L?Irrigation Authority (IA) sort les grands moyens pour répondre aux exigences nouvelles du pays. Elle a élaboré une stratégie, étalée sur dix ans, dont la finalité est de tripler la superficie agricole couverte par un système d?irrigation publique. Les principaux bénéficiaires seront les planteurs cultivant de petits lopins.
Ce projet d?envergure s?avère urgent dans le contexte de la baisse du prix garanti du sucre sur le marché européen. Il s?agira de produire à moindre coût pour être rentable à un prix inférieur à 36 % en 2009-2010. L?irrigation est un facteur-clé dans l?atteinte de cet objectif. L?organisme parapublic agit en tant que catalyseur dans le développement agricole. Et il veut poursuivre dans cette voie.
Sur les 21 619 hectares desservis par un système d?irrigation, 5 568 hectares sont couverts par des plans de l?IA, le reste étant assuré par des établissements privés. Ils sont 5 127 planteurs à en bénéficier à ce jour.
?La stratégie future repose sur un mélange d?ingénierie et de facteurs sociaux. Du côté technique, l?objectif est d?étendre les réseaux d?irrigation sur une superficie additionnelle de 10 000 hectares en 2015, dont 5 000 en cinq ans?, explique le directeur de l?IA, Nitiraj Toolsee. L?organisme capitalisera sur l?utilisation de l?eau en provenance du barrage de Midlands, les rivières, les nappes phréatiques et l?eau traitée venant de la station d?épuration de Saint-Martin.
Pour démarrer, l?IA s?attellera à boucler les chantiers sur les terres tombant sous la deuxième phase du Northern Plains Irrigation Project. Subséquemment, les zones qui seront couvertes sont le nord-ouest, l?est, le littoral du sud-est jusqu?au sud-ouest, de même qu?une partie de l?ouest. Par exemple, des systèmes seront installés dans les régions de Vale, Rouillard, Petit-Raffray et Solitude, qui s?approvisionneront de l?eau venant du barrage de Midlands.
?L?organisme mettra en place des systèmes pour des superficies moindres, de même que celles variant de 25 à 200 hectares. Il sera également question d?alimenter des champs sis à Victoria, Côte d?Or et Vacoas Solférino?, fait ressortir le directeur de l?IA.
Pendant de longues années, l?IA a été le seul acteur dans l?identification, la conception, la construction et la gestion des systèmes publics. Avec la nouvelle donne dans l?agriculture, sa stratégie porte une attention particulière à la participation de tous les partenaires de l?industrie sucrière tels que les établissements et les grandes propriétés.
Etude de faisabilité à mi-parcours
Il est primordial de rénover les réseaux vétustes, moderniser, consolider et réhabiliter les canaux d?alimentation pour minimiser les pertes d?un point à l?autre. Celui de Masila, par exemple, qui serpente dans la région de Calebasses et Balaclava, figure dans la liste prioritaire de l?instance parapublique.
L?avancée de l?irrigation est indexée sur l?augmentation des réserves en eau du pays. Avant de puiser dans de futurs barrages et réservoirs qui seront aménagés, l?IA se propose d?effectuer une étude de faisabilité à mi-parcours de son projet, en 2010, afin de quantifier ses besoins additionnels en eau.
Devant de vastes chantiers en attente, un ?réajustement? est requis au sein de l?IA afin de relever le défi. Il va sans dire que davantage d?ingénieurs, de techniciens et de facilitateurs sociaux seront embauchés, en plus de la sollicitation des services de consultants externes. ?De par notre expérience, il s?avère que même ces consultants doivent être sous une supervision constante?, explique le directeur.
Le changement de cap, aussi infime soit-il au départ, ne sera pas ressenti de sitôt. ?Mais nous arriverons à notre destination?, conclut Nitiraj Toolsee.
CONSCIENTISATION
Nouvelles responsabilités pour les petits planteurs
■ Si l?IA et les les ?water users associations? se partagent les responsabilités dans cette nouvelle stratégie, les bénéficiaires seront de la partie. ?La notion de «Participative Irrigation Management» vise à transférer la gestion de l?eau à ces récipiendaires. Cette approche d?instiller la notion d?appartenance au sein de la communauté des planteurs est vitale?, commente Nitiraj Toolsee. Ce projet subsidiaire cadre avec l?ambition étatique de regrouper les petits planteurs en établissements davantage productifs et viables à long terme. La viabilité des aménagements et l?embauche des facilitateurs sociaux amélioreront sans doute les relations entre l?organisme et ses clients naturels, même si changer l?attitude des planteurs risque d?être long. Outre un transfert de connaissance technique, leur formation, comprend le leadership, la comptabilité et la gestion efficace des ressources en eau. L?IA s?est déjà engagée dans la conscientisation des ?water users? associations? tant pour les systèmes anciens que ceux de l?avenir.
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