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L?investissement direct étranger en hausse
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L?investissement direct étranger en hausse
L?investissement direct étranger (IDE) est en hausse. C?est ce qu?a avancé Raju Jaddoo, directeur du Board of Investment (BOI), hier lors d?une conférence de presse. ?À la lumière de l?évolution de l?IDE pour les six premiers mois de 2006, nous voyons que nous avons largement dépassé le chiffre de 2005?, a expliqué le directeur, données à l?appui. Il a également présenté hier le World Investment Report 2006, préparé par la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced).
Au directeur de l?investissement du BOI, Dev Chumroo d?ajouter que de janvier à juin 2006, le montant de l?IDE se chiffre à Rs 2 milliards, alors que pour toute l?année 2005, il était de Rs 2,8 milliards. Les secteurs qui en ont le plus bénéficié sont l?hôtellerie, l?integrated resort scheme, le seafood, les secteurs financiers, et la technologie de l?information et de la communication.
?Le rapport de la Cnuced indique que ce sont les pays qui ont apporté des réformes qui ont attiré un plus grand nombre d?entrées de l?IDE. Nous avons simplifié les procédures, augmenté les incentives, réduit les taxes et ouvert aux étrangers?, ajoute Raju Jaddoo.
?Certaines personnes étaient sceptiques. Mais nous avons relevé les défis de la mondialisation. Les gens ont fait confiance au nouveau cadre pour l?investissement. Nous avons donné aux gens la capacité de changer leurs conditions de vie. Depuis le 1er octobre, date de l?entrée en vigueur de la nouvelle législation visant à faciliter l?investissement, plus de 4 800 personnes se sont enregistrées au Registrar of Companies. Cette nouvelle législation a créé un déclic. Nous voulons aider les gens à se venir en aide.?
Le World Investment Report fait ressortir, quant-à lui, que les entrées d?IDE en Afrique ont atteint, en 2005, le niveau record de 31 milliards de dollars. Elles concernent essentiellement certains pays et certains secteurs précis comme le pétrole, le gaz et l?industrie minière. Une brusque augmentation de la rentabilité des entreprises et le niveau élevé du prix des produits de base, ces deux dernières années, ont contribué à générer un taux de croissance de 78 % des entrées d?IDE dans la région.
La tendance devrait se confirmer en 2006 compte tenu des fortes dépenses engagées dans des projets, du grand nombre d?investisseurs désireux d?avoir accès aux ressources et de l?orientation politique généralement favorable à l?invetissement étranger dans la région.
Reprise des exportations vers l?Amérique
À Maurice, par exemple, l?on s?attend à un accroissement des investissements dans le seafood avec l?arrivée de nouveaux opérateurs, tels la compagnie espagnole, Arroyabe, la compagnie française Sapmer, et l?Alpha Group d?Ouganda (en partenariat avec la société Can-Dorado (Mtius) Ltd).
Dans le secteur manufacturier, un certain nombre de sociétés transnationales de l?industrie textile se sont retirées de l?Afrique parce que les quotas fixés pour les pays africains ont été revus à la baisse après la fin de l?arrangement multifibre en 2005. L?Afrique du Sud était le principal pays africain bénéficiaire en 2005.
Bien que des pays comme Maurice, le Kenya, le Lesotho, le Swaziland et l?Ouganda ont commencé à recevoir de l?IDE pour leur industrie textile-habillement en vertu de la loi en faveur de la croissance de l?Afrique et de son accès aux marchés (Africa Growth and Opportunity Act), la situation a changé après la fin de l?Accord multifibre en 2005. Maurice a enregistré une réduction de 30 % du volume de vêtements fabriqués depuis le départ des sociétés hongkongaises.
Toutefois, les dernières tendances indiquent une reprise des exportations mauriciennes vers le marché américain.
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