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L?industrie revoit ses instances
Les autorités se préparent à entamer les grands travaux au niveau des instances d?encadrement du secteur de l?industrie. Elles revoient les objectifs de trois corps parapublics ? la Mauritius Industrial Development Authority (Mida), la Small & Medium Industries Development Organisation (Smido) et l?Export Zone Development Authority (EPZDA) ?, et du service de facilitation pour la sous-traitance, Subex-M. Une fusion de ces quatre structures n?est d'ailleurs pas exclue.
Lorne Dyke, un consultant canadien envoyé par le secrétariat du Commonwealth, se trouve à Maurice depuis le mois dernier pour se pencher sur la restructuration du secteur. Officiellement, l?expert est chargé de faire une étude sur «l?Integrated Institutional Framework for the Industrial Sector». L'objectif est d'offrir un soutien plus efficace à l?industrie.
Depuis son arrivée, des consultations ont déjà eu lieu avec des représentants du secteur privé et les dirigeants des trois organismes parapublics. Ses observations devraient être soumises le mois prochain.
Le ministre de l?Industrie et du commerce international, Jayen Cuttaree, a souligné, lors d?un discours mercredi après-midi, le besoin de restructurer ces institutions. «En termes de support institutionnel, la Mida, l?EPZDA et la Smido sont supposés améliorer leurs services. Je m?attends de leur part à plus de professionnalisme et de support aux petites et moyennes entreprises», dit-il.
Dans son dernier discours du budget, le vice-Premier ministre et ministre des finances, Paul Bérenger, avait déjà évoqué le besoin d?harmoniser les structures. Au niveau de ces organismes parapublics, on ne récuse pas le fait que la définition des rôles reste plutôt floue. «Tout le monde est d?accord que nos institutions font double emploi.
Cela ne fait qu?embrouiller ceux que nous sommes censés aider. Il faut trouver une solution pour éviter que cette situation perdure», souffle un cadre de la Smido. Mais tous ne partagent pas le même avis. «C?est une fausse perception que de croire que nous faisons la même chose», dit-on du côté de la Mida.
Au sein du gouvernement, plusieurs sont d?avis que la restructuration devrait résider en une fusion de ces organismes parapublics pour plus de cohésion et pour des motifs financiers.
Selon d?autres sources néanmoins, les clashes dans certaines de ces institutions, au niveau du conseil d?administration et de la direction, irriteraient les décideurs. Et cela pourrait également peser dans la balance.
Les syndicats, et principalement la Mida Employees Union, attendent pour leur part le rapport du consultant canadien avant de prendre position. Pour l?heure, le ministère de l?Industrie et du commerce international refuse de parler de fusion. «Tout dépendra des conclusions de l?expert», indique-t-on.
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