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L?immobilier de luxe se démocratise
Le concept d?Integrated Resorts Scheme (IRS) se démocratise. Proposés à la base comme une solution de salut des terres sous la culture de la canne à sucre, les IRS seront bientôt rejoints par de nouveaux projets, des Real Estate Investment Schemes (RES), le tout regroupé sous le terme générique Real Estate Develop-ment Scheme (RED). Une initiative qui « va créer un espace économique plus vaste », selon Raju Jaddoo, directeur du Board of Invest-ment (BOI). « Ces nouveaux régimes visent à présenter aux Mauriciens des opportunités concrètes. Aujourd?hui, il ne faut plus posséder des surfaces immenses pour songer à se convertir dans l?immobilier de luxe. Les personnes qui possèdent un, deux ou trois arpents de terres, que ce soit dans les régions rurales ou urbaines, peuvent aujourd?hui s?y lancer », poursuit-il.
« Faire rayonner le développement foncier »</B>
Mais, les critères et règlements restent toujours à être définis. Aujourd?hui, les petits planteurs ou autres propriétaires de terrains pourront aspirer à construire des résidences de luxe, destinées à une clientèle étrangère. Les mécanismes de protection sont déjà sur pied : les petits propriétaires ne vendront pas leur terrain au développeur qui sera le seul bénéficiaire du concept. Le BOI propose des modèles pour lui assurer un retour sur investissement intéressant.
Ainsi, alors que la taille minimale d?un projet IRS est maintenant fixée à dix hectares, les projets RES seront envisageables pour les propriétaires de terrains à partir d?un arpent, la taille maximale étant fixée à dix hectares, soit 23 arpents. Qualifiés dans le dernier budget et connus auparavant comme « petits IRS », ces projets RES s?inscrivent dans la politique de démocratisation prônée par le gouvernement.
« Nous avons attendu que le marché se mette en place avec les IRS, et nous avons voulu aller plus loin. Il est temps que les Mauriciens profitent de ce boom de l?immobilier que nous avons créé », rajoute Raju Jaddoo.
Car au BOI, on maintient que le concept IRS ne consiste pas seulement à « taxer à outrance » les promoteurs et propriétaires étrangers. « Il s?agit bien sûr de percevoir des taxes, mais surtout de faire rayonner le développement foncier sur le social dans la région », explique Raju Jaddoo. Aujourd?hui, avec les projets RES, c?est tout une mouvance de développement qu?anticipe le BOI. L?Asso-ciation des architectes aurait déjà contacté le BOI, lui faisant part de son intention de participer à cet élan de développement.
« Bien entendu, tout comme les projets IRS, il faudra que les personnes intéressées répondent aux critères de développement. Il faudra respecter des règles d?urbanisme et de paysagisme », déclare le directeur du BOI. L?organisme gérant le dossier RED entamera bientôt une campagne de communication auprès des associations de petits planteurs afin de mieux leur expliquer le potentiel de ce nouveau créneau d?avenir.
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