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L?Icac entend José Moirt sur le projet Lake Point

2 avril 2004, 20:00

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Un dossier de 100 pages sous le bras, José Moirt, ex-maire de Curepipe, est venu hier soutenir ses allégations de malversations dans le projet de patinoire de Lake Point Ltd. Il a été entendu par les enquêteurs de la commission anti-corruption pendant une heure et demie.

Lake Point Ltd est une filiale de la State Investment Corporation (SIC) responsable de la réalisation du projet de patinoire de Curepipe. Elle a obtenu de la municipalité un terrain à bail pour 20 ans, renouvelable chaque quatre ans. Le coût du projet est évalué à Rs 70 millions.

Alors qu?il était maire, José Moirt s?était opposé, dit-il, à ce que le conseil approuve ce projet. C?était en l?an 2000. Mais par la suite, les conseillers sont allés de l?avant et la patinoire de Curepipe est d?ailleurs aujourd?hui quasiment prête. La glace artificielle, superice, devrait être bientôt installée. Le centre de patinage comprend un complexe commercial et un Food Court.

José Moirt soutient que certaines clauses du contrat n?ont pas été respectées. À la suite de ces allégations, l?Icac a démarré une enquête et convoqué l?ex-maire de Curepipe.

Dans les conditions exigées par la municipalité, il est clairement stipulé que le bénéficiaire du contrat doit prévoir un parking. Or, explique José Moirt, il n?en existe pas dans le projet de la SIC. « Comment se fait-il que le projet ait été approuvé alors qu?aucun parking n?a été construit? » Il ajoute : « L?autre point saillant est en relation avec une clause du contrat. Il avait notamment été stipulé que si Lake Point n?arrivait pas à terminer son projet avant un an, elle aurait une pénalité de Rs 1 million. Force est de constater que la municipalité a toutefois fait abstraction de cette clause et cela, sans aucune explication? »

L?ex-maire affirme que le projet devait être réalisé dans le cadre d?un bail industriel alors que Lake Point bénéficie d?un bail commercial. Il allègue encore que les règlements imposés par l?Environment Protection Act n?ont pas été respectés. « Les victimes sont maintenant les habitants des environs. Leurs maisons sont en train d?être inondées par temps de pluie », affirme José Moirt.

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