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L?ICAC approche les ONG
Les organisations non-gouvernementales (ONG) connaissent les coins et recoins du pays et ont accès ?à tout le monde?. Elles représentent en ce sens un partenaire de choix pour la commission anticorruption. Ils ont été invités par Gérard Bussier, directeur de la Corruption Prevention & Education Division qui animait hier un séminaire à leur intention, à collaborer à éduquer la population.
?La corruption ne peut être combattue qu?à travers une synergie des parties concernées, le gouvernement, le secteur privé et la société civile?, a déclaré Gérard Bussier. Il a aussi invité les ONG à inciter la population à dénoncer toutes les formes de corruption, en rappelant le devoir de respect de l?anonymat auquel s?engage la commission.
Gérard Bussier a rappelé les conséquences économiques de la corruption pour l?Etat, soit Rs 1 million de pertes annuelles. Il a rappelé également les sanctions : une peine de dix ans de prison accompagnée, dans les cas de blanchiment d?argent, d?une amende de Rs 2 millions. Son adjoint, Isswur Jheengut, a, lui, axé son intervention sur la corruption au niveau de l?offshore.
Les représentants des ONG saluent l?initiative de la commission. ?C?est un bon début et nous allons collaborer avec eux. J?ai confiance dans les membres de l?ICAC et dans le commissaire de police?, déclare d?emblée Chutturgoon Madhow, de l?association du troisième âge de Grande-Rivière-Sud-Ouest. Lindsay Morvan, président du Mouvement Progrès Roche-Bois, apprécie que par ce séminaire, l?accent soit mis sur l?implication de la société civile dans le combat contre la corruption. Somduth Dulthumun, président de la Mauritius Sanatan Dharma Temples Federation, estime que l?ICAC doit prouver son indépendance. ?Il y a la perception que des suspects sont détenus de manière discriminatoire dépendant de leurs milieux?, ajoute-t-il.
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