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Libye : deux photoreporters de renom tués à Misrata

20 avril 2011, 20:00

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Libye : deux photoreporters de renom tués à Misrata

Tim Hetherington  et Chris Hondros se trouvaient dans un groupe qui a été atteint par des tirs de mortier rue de Tripoli, l''''artère principale entre le centre et le sud de la ville que se disputent les insurgés et les forces gouvernementales.

"Tout était calme et nous tentions de nous retirer quand un obus de mortier est arrivé. Nous avons entendu des explosions", a raconté le photographe espagnol Guillermo Cervera.

La mort de Hetherington (à droite sur la photo) a rapidement été annoncée par les docteurs de l''hôpital de Misrata et confirmée par sa famille. L''agence Getty a annoncé plus tard la disparition de Hondro (à gauche) des suites de ses blessures.
Hetherington, photographe britannique, a signé avec Sebastian Junger le documentaire "Restrepo", sur la guerre en Afghanistan. Né en 1970 à Liverpool, il avait été en 2007 lauréat du World Press Photo of the Year et avait vu trois ans plus tard son documentaire nominé aux Oscars.

Hondros, 41 ans, également photoreporter qui a couvert de nombreux conflits, a pour sa part reçu en 2005 la médaille d''or du prix Robert Capa.Son travail au Liberia a valu à ce photographe américain une nomination pour le prix Pulitzer. "Tout au long de sa remarquable carrière, Chris n''a jamais fui la ligne de front lorsqu''il couvrait les grands conflits dans le monde, et son travail en Libye ne faisait pas exception", a dit l’agence Getty.

Les agressions de reporters en hausse

Les violations de la liberté de la presse ont atteint un niveau sans précédent lors des soulèvements dans le monde arabe, rapportent par ailleurs les organisations indépendantes, dont l''une a recensé un demi-millier d''agressions parfois mortelles.

La situation s''est, certes, améliorée en Tunisie et en Egypte après le renversement des présidents Zine Ben Ali et Hosni Moubarak, mais elle est passée d''"horrible à mauvaise", selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Si les mouvements de protestation qui agitent la Libye, la Syrie, le Yémen, Bahreïn et l''Arabie saoudite n''ont pas toujours apporté plus de démocratie, l''accès au réseau sociaux en ligne tels que Facebook ou Twitter y a porté un coup sévère à la censure, se félicitent toutefois les observateurs.

Sur les 14 journalistes tués cette année, dix ont trouvé la mort au Proche-Orient ou en Afrique du Nord. Les autres formes d''agressions recensées vont de l''arrestation à la destruction de matériel, en passant par les menaces de mort.Pour Joe Stork, directeur adjoint d''Amnesty international pour l''Afrique du Nord, les soulèvements de la région se sont traduits par un "bénéfice net" pour la liberté de la presse."Il est possible de diffuser des informations de lieux tels que Bahreïn ou la Syrie, ce qui était impossible il y a dix ans. C''est le jour et la nuit."

(Source : Reuters)

 

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