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Liberté une et indivisible
A quelque chose malheur est parfois bon. Tout en regrettant ce que certains observateurs qualifient d’excès de la police dans le traitement infligé à Pravind Jugnauth, leader du Mouvement socialiste militant, et au bouillant Showkutally Soodhun, j’ai été néanmoins extrêmement heureux d’entendre Pravind Jugnauth parler de liberté. Il s’est plaint, lors de sa conférence de presse de samedi dernier, d’abus d’autorité de la part des puissants du jour. C’est bon signe, et souhaitons que ce qui se passe ces jours-ci serve de leçon aux apprentis sorciers.
Pravind Jugnauth et Showkullay Soodhun, il y a lieu de le rappeler, s’étaient tristement comportés ces derniers temps. Alors qu’il était ministre, Pravind Jugnauth avait confondu le ministère des Finances avec le «Sun Trust», au point de refuser aux journalistes de «l’express» l’accès à des conférences de presse du ministre des Finances. Il a fallu, à cet effet, une action en Cour et un engagement formel de l’«Attorney General» pour mettre fin à cette infamie. Showkutally Soodhun avait pour sa part manifesté bruyamment devant les locaux de «Radio One» en pensant pouvoir terroriser des journalistes du groupe «La Sentinelle» par les vociférations de certains excités.
Les tribulations de ces derniers jours nous rappellent que les détenteurs du pouvoir politique passent, mais que la presse demeure. Et que la liberté est une et indivisible et qu’il ne peut y avoir de vraie liberté sans celle de la presse.
 
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