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Liberté conditionnelle : l?étonnement de la famille Mir
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Liberté conditionnelle : l?étonnement de la famille Mir
Oui, la liberté est un droit inaliénable. Mais aussi pour ceux qui ont commis un crime aussi atroce que celui de Mujeeb Mir, directeur de la boutique hors taxes Miraj, le 30 janvier 2005 à Grand-Baie ? C?est la question que se posent les proches du milliardaire indien qui ont fait le déplacement dans l?île cette semaine.
Depuis que le Conseil privé de la Reine a débouté nos juges et nos législateurs dans les cas Hurnam et Khoyratty, tout suspect et criminel ayant passé aux aveux peut aspirer à une remise en liberté conditionnelle.
C?est ainsi que depuis mercredi, trois des accusés dans cette sombre affaire, Prabhakar Takah, Dighbeejaye Koonjul et Sanjeev Mungrah ont été libérés sous caution. Poussant l?oncle de la victime, Ashraf Mir, à faire le déplacement avec ses proches collaborateurs.
Si ces hommes ont été libérés après le crime barbare qu?ils ont avoué ? ils se sont acharnés sur le jeune homme, le tabassant, lui passant un véhicule sur le corps à plusieurs reprises avant de le brûler vif pour quelques milliers de roupies ? ses proches se demandent quel est le délit suffisamment grave pour que le ministère public ne conteste pas leur libération conditionnelle.
Ashraf Mir et Jayant Pal Singh, directeurs de l?empire de tapis persans, Cottage Industries Exposition Ltd (CIE), veulent attirer l?opinion publique sur la nouvelle politique de remise en liberté car, en fin de compte, elle ne fait que « banaliser » le crime.
« La famille est très affligée, très peinée par cette décision. C?est vrai qu?on ne va pas nous rendre notre Mujeeb mais nous ne voulons pas qu?un tel malheur arrive à d?autres. Tout Mauricien doit pouvoir laisser son domicile le matin sans craindre pour la sécurité de ses proches », explique Ashraf Mir, délégué au pays par le père de la victime, Abdul Rashid Mir, p.-d.g. du groupe CIE.
<B>Rencontre avec Valayden</B>
Il n?écarte pas l?idée d?une campagne de sensibilisation et compte rencontrer le ministre de la Justice, Rama Valayden, demain pour évoquer la question avec lui.
Le cas Mir est considéré comme une affaire d?État car la Grande péninsule s?intéressait de très près à l?évolution de l?enquête. Lors de sa visite à Maurice l?an dernier, le Premier ministre indien, Manmohan Singh, avait abordé le sujet avec le président de la République et le Premier ministre d?alors, Paul Bérenger.
Pour l?avocat d?un des accusés de cette affaire, Me Raouf Gulbul, c?est le bureau du DPP qui est fautif. Étant donné que ce dossier a déjà été référé aux assises mais que la date exacte du procès n?a pas été finalisée, il n?a fait que réclamer la libération provisoire de son client vu que les affaires en cour ont trop tendance à traîner.
Les Mir ne veulent pas s?immiscer dans ces technicités mais veulent savoir quel est ce délit considéré plus grave que le meurtre barbare de Mujeeb.
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