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L?IBA rejette la plainte de Richard contre Radio One
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L?IBA rejette la plainte de Richard contre Radio One
Rideau sur la plainte logée par Jean-Marie Richard contre Radio One auprès de l?Independent Broadcasting Authority (IBA). Le plaignant avait dénoncé la diffusion, sur les ondes de la radio privée le 3 février dernier, d?un sketch humoristique traitant de la commémoration de l?abolition de l?esclavage. Il l?avait trouvé ?insultant à la mémoire des descendants d?esclaves.?
Hier, le conseil d?administration de l?IBA a rejeté la plainte après avoir pris connaissance des observations de son Complaints Committee. Présidé par Me Gilbert Ithier, le comité a durant six audiences entendu les arguments des parties et leurs divers témoins.
En premier lieu, le comité estime que le plaignant n?a pas prouvé qu?il est un descendant d?esclaves : il n?y a donc pas de Locus Standi. Cependant, le comité est d?avis que ?bien que le sketch ne soit pas blasphématoire et n?ait pas été diffusé de mauvaise foi, il peut être interprété comme étant de nature insultante pour les descendants d?esclaves. C?est pourquoi le contenu dudit sketch peut équivaloir à un traitement injuste sous l?article 30(4)(a) de l?IBA Act?.
Le comité souligne toutefois que Radio One a ?réalisé rapidement qu?une telle interprétation était possible et a offert ses regrets au plaignant?. Ces regrets avaient été présentés dans un document soumis dès le premier jour des auditions. Le 18 mars dernier, le texte a aussi été diffusé sur les ondes de la radio privée.
Le plaignant, ajoute le comité, a refusé ces regrets insistant vouloir des ?excuses?. Pour le Complaints Committee, ?le terme ?excuse? selon le dictionnaire signifie une déclaration de regrets?. Donc, l?expression de regrets est ?suffisante compte tenu des circonstances?.
Dans ses observations, le comité rappelle que l?article 30 de l?IBA Act stipule que ?seule une personne qui a subi un préjudice (a wrong) peut déposer une plainte?. Elle doit ensuite établir un lien direct entre ce qu?elle considère être un préjudice et sa personne pour pourvoir réclamer réparation (redress for the wrong).
Dans la circonstance, le plaignant avait allégué que le sketch le touchait en tant que membre d?une communauté spécifique et qu?il serait lui-même un descendant d?esclaves. Et pour tenter d?établir cette descendance, il a produit l?acte de naissance de son grand-père où figurait le nom de son arrière-grand-mère qui serait ?vraisemblablement une esclave ou une ancienne esclave?.
Sur ces points, le comité précise qu?être membre d?une communauté spécifique ne donne pas en soi le droit d?agir. En outre, dit-il, la production de l?acte de naissance n?a pas réussi à démontrer que le plaignant est un descendant d?esclaves. ?Le certificat de naissance ne nous éclaire pas sur le statut de cette dame (l?arrière-grand-mère)?. Etant donné, qu?il n?y a aucune preuve établissant cette descendance, le comité conclut que ?le plaignant n?a aucun locus standi pour loger cette plainte?.
Enfin, l?autorité régulatrice invite la radio privée à exercer la plus extrême ?attention et circonspection dans le choix de ses programmes. Cette exigence est tellement essentielle qu?il n?est jamais superflu de la rappeler.?
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