Publicité
L?heure du bilan
?Il faut revoir complètement le mode de fonctionnement de certaines institutions charitables et avoir un contrôle plus rigoureux sur l?acheminement des dons faits par les sponsors ou d?autres organisations-non-gouvernementales(ONG)?. Tel est le commentaire de Abhimanya Doolub, le secrétaire de Rose-Belle Welfare Association (RBWA). Cette association a organisé une série d?activités du 5 au 26 décembre dans presque toutes les institutions charitables de l?île Les membres s?y sont rendus pour partager des repas et des cadeaux avec les personnes âgées et handicapées.
?Certains hospices sont très mal gérés au point que des pensionnaires veulent en sortir à tout prix pour retourner sous le toit familial?, observe le secrétaire du RBWA.
Il fait toutefois remarquer que pendant ces activités, il leur est rarement arrivé de tomber sur une personne âgée de 90 ans bien que certaines familles aient tendance à confier leurs vieux à des institutions charitables.
Selon lui, c?est la somme touchée comme pension par des personnes se trouvant dans la tranche de 90 ans qui incitent certaines familles à les garder sous leur toit. ?Sinon ti pou bisin konstrir plis couvents pou zot », ironise le secrétaire?.
Les membres du RBWA lancent un appel à Sam Lauthan, ministre de la Sécurité sociale pour que soient réunies autour d?une table toutes les organisations non-gouvernementales, les donateurs et toutes les instances concernées, pour trouver des solutions.
Les institutions qui ont reçu la visite des membres sont Mère Augustine Home à Chemin-Chapelle, Rose-Belle, Mary Home, à Surinam, Chesire Home, à Tamarin, Centre Lizié dans la main à Forest-Side, Hospice Jadoonundhun Balgobin, St-Paul SOS Village à Beau-Bassin, Mauritius Orphanage, à Port-Louis, Menatchee Home à Port-Louis , Foyer Père Laval à Sainte-Croix, Krishnand Ashram à Calebasses, Gandhi Vreedh Ashram à Petit-Raffray, Hospice Mère Thérés à Roche-Bois.
Premila Jeebun attend avec fébrilité les membres du centre communautaire de Rose-Belle. C?était jeudi, quelques minutes avant que commence la petite fête organisée pour clore le calendrier des activités.
?Nous sommes heureuses d?avoir accompli notre devoir vis-à-vis de nos membres. Nous allons mettre les bouchées doubles l?année prochaine pour encourager un plus grand nombre de femmes à nous rejoindre?dit-elle.
Ameena Wahed est la présidente de l?Association féminine de Riche-En-Eau. Elle a pu convaincre de jeunes mères de famille à intégrer son association ?Je suis étonnée de voir leur disponibilité et leur désir d?apprendre de nouvelles choses qui pourraient, d?ailleurs, leur être utile dans le quotidien?, déclare la présidente.
Pour attirer davantage de femmes, Ameena compte orienter ses membres vers des projets tels que la vannerie et la couture. Elle veut aussi les encourager à avoir leur jardin potager.
Mahamoodally Jhabir, président du Savanne Regional Youth Council (SRYC) affiche son inquiétude devant la montée du chômage à Maurice. Outre l?effort qui est entrepris dans différents secteurs pour rendre l?informatique accessible à un plus grand nombre des Mauriciens, cet habitant de Camp-Diable est sceptique. Il est d?avis qu?il faut mettre en place un système pour guider et orienter, de manière professionnelle, les jeunes qui ont brillamment réussi leur Higher School Certificate mais qui, faute de finances, ne peuvent poursuivre leurs études au niveau tertiaire.
Mahamoodally fait référence à un atelier de travail qui a eu lieu en septembre dernier à Souillac pour soutenir ses dires. Le thème était : ?L?intégration des jeunes dans le monde du travail?. L?occasion pour les participants d?exprimer leur craintes et leurs espoirs face à l?avenir. ?C?était un exercice enrichissant. Il nous a permis de comprendre la nécessité de revoir de revoir notre stratégie l?année prochaine pour être plus efficaces pour l?orientation professionnelle des jeunes?, explique Mahamoodally.
Comme projet, le président de la SRYC envisage de mobiliser les jeunes pour des activités littéraires.
Publicité
Publicité
Les plus récents