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L?Europe annonce une aide de Rs 6,9 milliards aux ACP

26 décembre 2005, 20:00

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La Commission européenne a confirmé, la semaine dernière, une enveloppe annuelle de Rs 6,93 milliards pour les pays Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP) ? dont Maurice fait partie ? les plus touchés par la baisse de 36 % du prix garanti du sucre. Ce groupe de pays soutient que le montant est largement inférieur à ses exigences.

La réduction, effective à partir de 2009-2010, entraînerait des pertes annuelles de plus de Rs 9,1 milliards pour les Etats-membres du bloc ACP. Ces derniers estiment qu?un montant d?aide de Rs 18,2 milliards est requis pour que leurs industries sucrières respectives s?adaptent à la nouvelle donne du marché et évitent un désastre socio économique.

Au démarrage de la récente réunion de l?Organisation mondiale du commerce, Mariann Fischer Boel a réaffirmé cette proposition initiale de la Commission européenne. Pour la commissaire à l?Agriculture, l?initiative est un exemple de l?engagement de l?Europe envers les pays en développement.

L?enveloppe, a-t-elle souligné, figurerait dans le budget de l?Union européenne pour la période 2007-2013. Or, aucune mention n?est faite de ce fonds dans les perspectives financières approuvées par les chefs d?Etat européens la semaine dernière.

Mince enveloppe pour 2006

?La présente situation est très injuste. Elle est en contradiction totale avec la promesse européenne aux Etats en développement. Les ACP sont les plus touchés dans la réforme du régime sucrier européen et rien n?est fait pour nous aider. L?Europe a pu dégager Rs 73 milliards à la dernière minute pour calmer ses producteurs de sucre. Et les ACP n?ont presque rien alors que nous sommes ceux qui avons le plus besoin de compensation?¸ a affirmé le ministre de l?Agro-industrie, Arvin Boolell, porte-parole du groupe.

Pour 2006, les ACP n?auront droit qu?à une mince enveloppe de Rs 1,46 milliard. Un montant substantiel est requis pour permettre à ces pays, avec Maurice en première ligne, de mener à bien la restructuration et la diversification, tout en empêchant une perte massive d?emplois dans le secteur.

Devant un tel scénario qui pourrait se dérouler sur le court terme, Arvin Boolell a lancé un appel à la Commission, aux Etats-membres et au Parlement européen pour trouver une ?solution urgente à leurs griefs?. ?Nous avons l?intention de présenter notre cas au plus haut niveau politique?, a-t-il affirmé.

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