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Leur conception du bonheur
<B>Satish Boolell, médecin légiste</B>
« C?est en observant les enfants que je trouve du bonheur. Ils jouent, ils sautent, ils crient, ils rient, ils se fâchent mais ils n?ont rien à dissimuler. Ils n?ont pas d?arrière-pensée. Cette insouciance est une source de bonheur que nous, adultes, n?avons pas. Nous passons notre temps à imiter ce qui se fait ailleurs, on aspire à être ce que l?on voit à la télé, on est rempli de préjugés. On se sentirait beaucoup mieux si on pouvait vivre dans une société où chacun a sa place, où on ne fait pas de différence entre les gens à cause de leur communauté. Par mon métier, je côtoie la mort tous les jours et chaque jour, je me dis que je dois être heureux d?être en vie. »
<B>Le yogi Tambi</B>
« Le bonheur pour moi, c?est la paix, l?absence de haine, de jalousie, d?hypocrisie, de vengeance etc. Cette paix est avant tout intérieure. On peut arriver à ce stade par la méditation. On se sent alors heureux, un bonheur qu?on ne peut pas expliquer parce qu?on a pu atteindre la tranquillité d?esprit. Vous savez, le cerveau est comme un laboratoire, il travaille sans cesse, il faut donc savoir le diriger. Sinon, on se met à lire entre les lignes, à voir la haine distillée partout, à mal interpréter les choses. Il y a souvent de la souffrance à cause de malentendus, des chagrins parce qu?on fait passer l?argent, le matériel avant les valeurs. »
<B>Menwar, chanteur et musicien</B>
« On ne peut pas mettre une image sur le bonheur parce que c?est quelque chose de subjectif, c?est chacun pour soi, c?est quelque chose qu?on ressent. On peut ne rien avoir dans sa poche mais être heureux. Certains sont satisfaits d?un moment heureux de cinq minutes. Pour moi, le bonheur est partout, il faut juste savoir le capter. Les gens ont trop tendance à attendre que les choses leur soient offertes sur un plateau. Tenez, il y a des gens qui s?asseyent tous les jours à côté d?un canal sale et qui respirent l?air pollué. Ils ne vont rien faire pour que ça change ; ils attendent un peu comme les apôtres qui attendaient le prophète Elie.
Le problème est que le prophète est venu et qu?il est reparti mais que personne ne l?a vu ! Souvent les gens, surtout ceux qui sont dans la peine, refusent de voirce qui est positif. Ils n?ont plus confiance, ils ne croient plus en rien. »
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