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L?Etat autorisé à reconstruire l?Ananta Maa Mandir de Grand-Baie
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L?Etat autorisé à reconstruire l?Ananta Maa Mandir de Grand-Baie
La Cour suprême a tranché : l?Etat est autorisé à reconstruire l?Ananta Maa Mandir au coût de Rs 2,6 millions. Le 12 février 2003, le vice-Premier ministre et ministre des Finances d?alors, Paul Bérenger, annonce que l?Etat va financer la restauration de ce temple. «Après consultations avec les parties concernées, nous sommes arrivés à une win-win situation. Il n?y a aucune scission. Tout le monde est enthousiasmé par ce projet.»
Il ajoute qu?il est faux de dire que la structure de l?Ananta Maa Mandir a été bâtie sur la plage. Le vice-Premier ministre poursuit : «Nou fine rode éne solution ki pas blesse personne, ki personne pas senti li humilié. Ene solution ki prend compte l?environnement et bane susceptibilités.»
Les Forces vives de Grand-Baie protestent vivement contre cette décision du gouvernement, soutenant que la reconstruction de ce lieu de culte va défigurer l?environnement de Grand-Baie.
Kishan Quedou passe à l?action et traîne l?Etat en Cour suprême. Il demande au juge Asraf Caunhye, siégeant en référé, d?interdire à l?Etat de procéder aux travaux sur un domaine public. Kishan Quedou, qui reproche aussi l?utilisation des fonds publics pour ce projet, soutient que l?Etat agit de manière discriminatoire.
Après avoir analysé les faits entourant cette affaire, le juge donne gain de cause à l?Etat représenté par Me Iqbal Maghooa. L?Acting Assistant Parliamentray Counsel soutient que l?emplacement en question est devenu une horreur («eye-sore») et une décharge sauvage («dumping ground») où divers débris et barres de fer constituent un danger public.
L?Etat, explique Me Maghooa, propose un projet d?embellissement et des travaux de réhabilitation du site, tout en assurant qu?aucun préjudice ne sera causé aux citoyens mauriciens.
Le juge estime que Kishan Quedou, qui affirme que le temple a été illégalement construit sur la plage de Grand-Baie, n?a pu établir qu?il a personnellement un locus standi pour initier cette action en Cour suprême, mais que la seule raison avancée pour justifier son action est qu?il est un citoyen mauricien.
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