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Les évêques toujours contre l’avortement dans les cas d’inceste et de viol, révèle Bérenger

25 mai 2012, 20:00

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Les évêques toujours contre l’avortement dans les cas d’inceste et de viol, révèle Bérenger

Les chefs des églises anglicane et catholique sont toujours contre l’interruption volontaire de grossesse dans les cas d’inceste, de viol et de malformation du fœtus. Ils proposent plutôt l’avortement dans le cas de grossesse extra-utérine et dans des cas de maladie extrêmes, révèle le chef de l’opposition.

Les églises anglicane et catholique de Maurice campent sur leur position. Pas question que l’Etat autorise l’avortement dans les cas de malformation ou ceux où les mères ont été victimes d’inceste ou de viol. C’est ce qu’a révélé le leader de l’opposition, Paul Bérenger ce samedi 26 mai 2012, à Port-Louis, lors de sa conférence de presse hebdomadaire.

Le chef de file du Mouvement militant mauricien (MMM) a indiqué que Mgr Maurice Piat, l’Evêque de Port-Louis, Mgr Ian Ernest, Evêque de Maurice et Mgr Alain Harel, chef de l’église de Rodrigues lui ont soumis une proposition alternative au projet du gouvernement d’autoriser l’interruption volontaire de grossesse (IVG) sous quatre conditions spécifiques. Les religieux se disent plutôt en faveur de l’avortement si la grossesse est extra-utérine car elle va irrémédiablement causer la mort de la mère si la mère doit se faire enlever l’utérus pour cause de cancer et si la mère prend des médicaments contre le cancer et d’autres maladies incurables.

Expliquant qu’il est lui-même en faveur de l’avortement dans les cas quatre spécifiques dans le cadre de l’amendement du Code pénal, Paul Bérenger souhaite une séance spéciale à l’Assemblée nationale pour débattre de ce sujet. Ce, d’autant que le projet de loi sera présenté au Parlement ce mardi 29 mai 2012.

Le leader mauve explique également que son parti a discuté de ce projet de loi avec son partenaire du Mouvement socialiste militant (MSM) et qu’il a eu une rencontre avec l’Attorney General, Yatin Varma à ce sujet. Il a proposé des amendements au projet de loi car, dans la finalité, dit-il, c’est la femme de décider si elle veut mettre un terme à sa grossesse.

Le MMM, rappelle le Paul Bérenger, a demandé à ses députés de voter selon leurs consciences. Pour lui, il n’est pas question qu’il y ait « un statu quo » sur la question de l’avortement. La loi de 1838, dit-il, criminalise l’IVG même s’il doit être effectué pour sauver la vie de la mère. Or, dans le concret, lâche-t-il, les avortements thérapeutiques ont cours.

 

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