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Les vélos rouleront dans un cadre légal pratique

31 juillet 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

65 accidents fatals, 72 décès de leurs suites et quatre cyclistes parmi les morts. Des chiffres qui parlent d?eux-mêmes. Ce sont ceux de la sécurité routière pour la période entre janvier et fin juillet. Mais ils ne rendent pas compte de toute la réalité de nos routes. Face au flot désordonné des deux roues non motorisées, les forces de l?ordre sont parfois désarçonnées.

Pour le chef inspecteur Ben Buntipilly, les bicyclettes en particulier posent un casse-tête aux policiers : dans la pratique, comment procéder à un contrôle sur des usagers qui roulent rarement avec leur carte d?identité, encore moins avec un matricule sur leur vélo ? ?Une des raisons pour lesquelles les autorités se penchent sur le draft du Road Safety Act est le nombre d?infractions et la difficulté du contrôle pour un groupe qui n?est pas habitué à la discipline de la route. Il est peu pratique, quand un cycliste est en infraction, d?avoir à le ramener au poste pour le verbaliser en l?absence de documents d?identité avec une amende dérisoire.?

Il en va pourtant de la sécurité de tous, en premier lieu des cyclistes eux-mêmes, qui sont exposés à des dangers potentiels. Va-t-on assister dans la même foulée au développement d?espaces (pistes) cyclables ? ?Nous sommes en faveur de tout ce qui va dans le sens de la sécurité routière?, soutient Dahmdev Nathoo, Principal Engineer à la Road Management Unit and Road Safety Unit.

Les cyclistes manquent de rigueur sur les routes. Un point de vue partiellement partagé par Bernard Lincoln, patron du magasin Le Bike à Curepipe. ?Mais il faut déplorer le manque de respect des automobilistes aussi. Je note en tout cas une plus grande prise de conscience de l?aspect sécurité, puisque mes ventes de lumières par exemple ont augmenté de 25 % ces derniers temps.?

?Nous sommes sur un fast track pour faire aboutir au plus vite le projet avec les autres parties, dont la Road Development Authority, et le Ministère des Transports. On revoit le cadre légal dans sa globalité en prenant compte de la responsabilité des uns et des autres. Mais rien n?est encore décidé?, précise Ben Buntipilly.

Rappelons que jusqu?ici les vélos doivent en principe porter un matricule, délivré par la police, qui n?est pas le numéro de série qui est inscrit sur certains modèles, et qu?il n?existe que de très rares pistes cyclables, à Ebène notamment. L?IRS des Salines, à Tamarin, qui se veut un modèle en la matière, devrait incorporer ce genre de facilités dans son projet routier.

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