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Les victimes «déçues» crient leur colère
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Les victimes «déçues» crient leur colère
L?exaspération était à son comble hier au Centre Marie-Reine-de-la-Paix. Les victimes de la vente à la barre ont crié leur déception. Ils espéraient que la commission d?enquête sur la vente à la barre les aurait aidés à récupérer leurs biens ou l?argent payé aux avoués. À la fin de la réunion et se tenant la main, elles se sont engagées à faire entendre leur voix devant la Cour suprême une fois les conclusions présentées.
Auparavant Harish Boodhoo s?est adressé aux victimes : «Si le rapport de la commission d?enquête est solide et accablant, ce sera davantage pour l?avenir mais rien ne sera fait pour vous.» Il a, encore une fois, été très virulent sur les travaux de la commission d?enquête. Il a déploré qu?aucun casseur n?a été interrogé de même que les responsables des banques et les assureurs. Il a déclaré qu?il avait des suggestions à faire à ce sujet.
Sur 225 dossiers des victimes, a-t-il dit, pas un n?a été envoyé au Parquet. Ainsi il demande aux victimes de se mobiliser : «Suiv lepep malgas ek filipin, desann dans la ri. Pa kestion ki ena violans me nou bizin aret sa bann mafia la.»
Le journaliste-politicien a alors brandi un jugement de la Cour de Liverpool en Grande-Bretagne concernant un couple qui, ayant emprunté £ 5 750 d?une banque, s?est retrouvé à payer 32 fois la somme pour cause de forts intérêts. Selon lui, le juge a qualifié le cas de «one of the few credit bargains which is extortionate» en ajoutant qu?avec un taux d?intérêt de 34,9 %, «it seems to me that the combination of factors is so potentially exorbitant that it is grossly so and does grossly contravene the ordinary principles of fair dealing». Ce jugement, a ajouté Harish Boodhoo, peut ainsi rendre caducs des contrats aux clauses aussi abusives.
Le président de l?Association des victimes, Hassenjee Amode, a lui aussi déploré que les enquêtes de l?Independent Commission against Corruption (Icac) et de la police sur la vente à la barre n?aboutissent pas. Les victimes ont tour à tour relaté leurs histoires et décrit une fois de plus leurs souffrances en condamnant avec force les avoués, avocats et autres notaires.
Rappelons que les attributions du comité d?enquête consistaient à découvrir s?il y avait maldonne dans les pratiques de la vente à la barre ces dernières années. Il était aussi question que Sir Victor Glover et ses deux assesseurs fassent des recommandations pour des éventuels changements à la loi.
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