Publicité

Les USA vont lever les restrictions aux visites de... Mandela

10 mai 2008, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La Chambre américaine des représentants a voté javant-hier la suppression des mesures qui restreignent encore aujourd?hui les visites aux Etats-Unis de l?ancien président sud-africain Nelson Mandela et des membres del?African National Congress (ANC) en raison de leur lutte passée contre l?apartheid.

Des élus se sont indignés que cette initiative n?ait pas été prise plus tôt. L?ANC, interdite par le gouvernement sud-africain en 1960, est redevenue légale trente ans plus tard avec la fin du régime ségrégationniste.

Mandela a été libéré en 1990 après 27 années de prison. Devenu un symbole pour la liberté à travers le monde, nommé Prix Nobel de la paix, il est devenu ensuite le premier président de l?Afrique du Sud multiraciale.

Mais il doit toujours demander une dérogation spéciale pour se rendre aux Etats-Unis, comme les autres membres du Congrès national africain.

Ces sanctions, a expliqué le représentant démocrate de Californie Howard Berman à l?origine du projet de loi visant à les supprimer, ont été «gelées dans le temps».

<B>Contradiction</B>

«En dépit de la reconnaissance il y a vingt ans que la place de l?Amérique était au côté des opprimés de l?apartheid, le Congrès n?a jamais résolu cette contradiction de notre code d?immigration qui traite beaucoup de ceux qui se sont activement opposés à l?apartheid comme des terroristes et des criminels, en partie parce que le régime d?apartheid les qualifiait ainsi», a déclaré Berman, qui est président de la commission des Affaires internationales à la Chambre.

Les mesures de sécurité de plus en plus rigides votées par le Congrès après les attentats du 11 septembre 2001 ont empêché l?ANC de disparaître d?une liste d?organisations «terroristes» car le mouvement avait fait usage de la force armée dans sa lutte contre le pouvoir blanc sud-africain, a-t-il expliqué.

Son projet de loi, qui a le soutien du gouvernement Bush, attend d?être adopté par le Sénat pour entrer en vigueur.

Publicité