Publicité
Les transactions de Tranquille à la loupe
Par
Partager cet article
Les transactions de Tranquille à la loupe
Robert Tranquille, directeur de East Holiday Development, a été longuement interrogé la semaine dernière par le CCID à la demande du Directeur des poursuites publiques (DPP). Cette convocation intervient peu après celle de Mookesshwar Choonee, l?ex-ministre des Terres. Le DPP estime que l?enquête policière a été bâclée et souhaite revenir, entre autres, sur les transactions bancaires de ces deux protagonistes entre 2000 et 2003.
East Holiday Development, spécialisée dans le foncier, a joué un rôle central dans le scandale des terres de l?Etat. L?Icac, commission anti-corruption, a dans un premier temps fait arrêter le ministre Choonee, le 24 janvier 2003. Il est provisoirement accusé d?avoir soutiré Rs 1,5 million contre l?octroi du bail d?un terrain situé à Palmar à la compagnie East Holiday Development.
Ainsi, une première tranche de Rs 100 000 aurait été remise à l?ex-ministre par Robert Tranquille en personne, selon les allégations du courtier Habib Soobhany.
Robert Tranquille a été interrogé à nouveau par le CCID, cette fois à propos de transactions portant sur plusieurs années. Les enquêteurs ont aussi évoqué de nouveau les allégations de l?homme d?affaires Hassim Bawamia, qui affirme avoir remis Rs 3 millions à Robert Tranquille après que ce dernier lui avait affirmé avoir ses entrées au ministère des Terres.
L?affaire, appelée communément ?scandale des terres de l?Etat?, fait état de conditions suspectes dans l?octroi de terrains. De faux documents portant l?en-tête du ministère auraient été utilisés pour cette transaction. Pourtant, c?est le ministre d?alors, Mookesshwar Choonee, qui avait demandé à la police d?ouvrir une première enquête en janvier 2003.
Aujourd?hui, le rapport du DPP au CCID, selon nos sources, exige de la police qu?elle recentre son enquête sur Robert Tranquille et l?ex-ministre des Terres. L?enquête avait bien été bouclée et remise au DPP en décembre 2003. Il y était stipulé qu?il n?y avait ?pas suffisamment d?éléments pour incriminer l?ex-ministre Choonee?. Mais le DPP estime que ce travail ne tient pas compte des transactions des deux hommes entre 2000 et 2003. L?enquête doit également passer au crible tous les biens achetés ou vendus par eux. Elle pourrait, selon nos sources, être bouclée avant la fin du mois.
Publicité
Publicité
Les plus récents