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Les techniciens s?arment pour mieux négocier à l?OMC
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Les techniciens s?arment pour mieux négocier à l?OMC
L?objectif : mettre toutes les chances de son côté à la table des négociations à l?Organisation mondiale du commerce (OMC). Et pour y arriver les pays pauvres et ceux en développement doivent au préalable maîtriser les tenants et aboutissants d?un système de commerce multilatéral de plus en plus complexe. Un atelier de formation destiné aux négociateurs mauriciens se tient actuellement à l?hôtel Le Méridien à Pointe-aux-Piments.
?Dans le système multilatéral existant, la capacité commerciale d?une nation ne dépend pas uniquement de sa capacité de produire mais aussi de sa capacité à jouer le jeu selon les règles?, estime Jayen Cuttaree, ministre des Affaires étrangères et du commerce international. Il intervenait lundi dernier à l?ouverture officielle du séminaire.
Le programme qui bénéficie du soutien de la Commission européenne couvre plusieurs disciplines tels l?agriculture, les barrières techniques au commerce, les normes phytosanitaires, le règlement des litiges, et le non-agricultural market access.
Le système de commerce de l?OMC touche aujourd?hui un vaste éventail de secteurs en sus du commerce des marchandises. Les services, la sécurité alimentaire, la santé publique, la propriété intellectuelle et l?environnement sont autant de sujets qui influent sur la dynamique des négociations.
Les pays pauvres et ceux en développement sont engagés dans une course contre la montre. ?Alors qu?ils sont toujours en train de rattraper les retards accumulés durant l?Uruguay Round, ils se voient confrontés à un ambitieux programme de négociations?, souligne le ministre.
La tâche pour les négociateurs mauriciens est encore plus ardue. En sus des discussions à l?OMC, il y a les négociations entre les ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifiques) et l?Union européenne en vue de la création des Accords de partenariat économique (APE), ainsi que les accords au niveau des blocs régionaux. ?Il est évident que la capacité de négociations des pays en développement est considérablement sous pression?, affirme l?intervenant.
Mieux comprendre les règles du commerce international permettra de profiter des vastes opportunités qu?offre la libéralisation des échanges. Le régime multilatéral du commerce, dit Jayen Cuttaree, ne devrait pas uniquement se concentrer sur la libéralisation et sur la croissance. Il plaide pour un système qui soit au service du développement de l?être humain.
?A moins que nous accordions les moyens nécessaires aux pays en développement pour participer pleinement au système de commerce global, le monde a peu de chances de réussir l?agenda de Millennium Development Goal?, fait ressortir le ministre.
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