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Les taximen appellent au “go-slow”
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Les taximen appellent au “go-slow”
Concert de klaxons, défilé en face de l’hôtel du gouvernement, dans les principales artères : la capitale a été momentanément bloquée hier par la manifestation du Front commun des taxis de l’île. Ce qui a entraîné le déploiement d’un important dispositif de policiers pour parer à toute éventualité.
Ces taximen, 150 environ, étaient dans la capitale tôt le matin pour faire état de leurs revendications. Elles portent sur un subside pour amortir la hausse du prix du carburant, la promulgation des nouveaux règlements contre les “taxis marrons”, l’intervention immédiate de la National Transport Authority pour empêcher les opérateurs individuels de pratiquer un prix au rabais au détriment des “taxis-trains”, le retrait du permis de conduire aux taximen ayant un double emploi et le retrait de la TVA sur le carburant..
Les taximen ont commencé à converger vers Port-Louis vers 9h 30. Pour éviter les bouchons sur la nationale, les taximen venant de l’Est ont été invités à emprunter la route menant à Terre-Rouge pour se diriger vers le Champ-de-Mars, en passant par Plaine-Verte. Sous escorte de motards de la police, les membres du Front commun des taxis de l’île se sont ensuite dirigés vers le Champ-de-Mars pour un rassemblement à l’issue duquel ils ont signé une pétition à remettre au Premier ministre, Navin Ramgoolam. Seuls cinq représentants du Front ont été invités par la police à se rendre au bâtiment du Trésor pour déposer la pétition. Ils ont appris que le chef du gouvernement ne pouvait les recevoir, étant pris par des engagements professionnels.
Les taximen ne sont toutefois pas retournés bredouilles. Ils ont rencontré le secrétaire aux Affaires intérieures, Raj Mudhoo. Ce dernier leur a promis de soulever le problème avec le Premier ministre lors d’une réunion aujourd’hui. Les représentants des taximen sont ensuite retournés au Champ-de-Mars.
S’adressant à l’assistance, Naden Naick, leur porte-parole, a déclaré qu’il avait assuré aux autorités policières que la manifestation allait être pacifique. “Elle l’est toujours jusqu’à présent. Il y a sept à huit vans de la Special Supporting Unit qui nous attendent à la sortie du Champ-de-Mars”, ajoute Naden Naick. “La prochaine fois nous viendrons avec nos femmes et nos enfants pour une démonstration de force.” Il conseille aux membres de l’association d’attendre au moins deux à trois jours pour voir les retombées de cette manifestation. Pour l’heure, il appelle ses collègues à manifester dans leur région par des go-slow. Les taximen étudient plusieurs options au cas où ils n’obtiendraient pas satisfaction d’ici là. Ils pensent même à attirer l’attention des stars indiennes à Maurice pour les Zee Cine Awards sur les conditions dans lesquelles ils opèrent.
La manifestation d’hier a pris fin par un défilé pacifique devant l’hôtel du gouvernement. C’est en particulier les taximen venant de Grand-Bois, de Camp-Ithier, de Trou-d’Eau-Douce, de Palmar, de Roche-Noire, de Saint-Pierre et ceux des périphéries de la capitale qui y ont participé.
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