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Les séquelles du traitement à la Nivaquine

13 octobre 2006, 00:00

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Attention aux effets secondaires ! L?utilisation de l?hydroxy-chloroquine, la chloroquine, plus connu comme la Nivaquine, dans le protocole de traitement du chikungunya, exige une surveillance médicale rigoureuse. C?est l?avis même de l?auteur du protocole, le Dr Farouk Bholah. Un traitement prolongé peut, entre autres, mener à des troubles de vue importants.

Préconisé dans un premier temps pour traiter dans la phase aiguë de la maladie, ce médicament sera davantage utilisé durant la phase chronique, après la période infectieuse.

?Nous n?avons pas toutes les preuves scientifiques, mais l?expérience a démontré qu?il a été très efficace pour les douleurs chroniques aux articulations, l?été dernier. Tant et si bien que ce médicament n?était plus disponible à un moment. Mais pour diminuer toutes complications, il sera moins risqué s?il est prescrit seulement pour la phase chronique de la maladie,? explique le Dr Farouk Bholah.

Cependant, l?été dernier, certains médecins l?avaient même utilisé pendant la phase aiguë. En l?absence de données scientifiques, il n?y a pas de procédure établie. C?est son efficacité qui avait dicté les prescriptions.

Le ministère de la Santé en France a récemment fait état d?essais cliniques de la Nivaquine pour trouver un traitement curatif contre le chikungunya.

Ce médicament, utilisé contre la malaria, est aussi prescrit à des patients souffrant de maladies inflammatoires des articulations. Les douleurs aux articulations, avec la fièvre et les éruptions cutanées, sont des symptômes importants du chikungunya.

Insuffisance rénale

Le risque que ce médicament entraîne surgit surtout s?il la dose n?est pas respectée. Ou si le traitement dure plusieurs mois. ?C?est un médicament largement utilisé contre l?arthrite chronique mais la vigilance doit être de mise dans son utilisation. La prescription peut se faire qu?à la suite d?un examen minutieux.?

Ainsi, les sujets qui présentent déjà une insuffisance rénale ou hépatique peuvent aggraver leur situation de manière importante en ayant recours à ce médicament. Idem pour ceux atteints de psoriasis (maladie de la peau provoquant des plaques).

Le Dr Bholah précise que pour des patients ayant des troubles neurologiques, en particulier les épileptiques, il existe un danger de détérioration. De même pour ceux souffrant de maladies mentales.

Mais c?est surtout ses séquelles sur la vision qui ruinent l?efficacité de la Nivaquine. Si un patient constate des troubles de vue pendant le traitement, il doit immédiatement le signaler à son médecin traitant. ?Une partie du médicament peut rester déposée dans la rétine. D?où la détérioration de la vue, comme possibilité.? C?est pour cela, insiste le

Dr Bholah, qu?il est essentiel de respecter les doses prescrites et de se soigner sur une durée assez limitée. Le surdosage peut se manifester par des étourdissements, troubles visuels, maux de tête, vomissements, éruption cutanée. Parmi les symptômes graves : hypotension avec risque de collapsus cardiovasculaire, troubles encéphaliques, arrêt respiratoire et cardiaque possible.

En attendant la fin des essais cliniques du traitement contre le chikungunya, les médecins ne manqueront pas de jouer jusqu?ici sur son efficacité? pour soulager ceux que le virus ronge de douleur. Attention cependant aux abus.

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