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Les syndicats marchent sur un air de désaccord
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Les syndicats marchent sur un air de désaccord
?Le 1er Mai, c?est la fête des travailleurs, pas le jour des rassemblements politiques?, ?Ce n?est pas du briani ou de l?argent qui doit vous mobiliser. Mais les menaces sur les droits des travailleurs.? Ces propos tenus respectivement par Auguste Follet, doyen de la plate-forme syndicale, et Cassam Kureeman, président du Mauritius Labour Congress (MLC), résument l?idée derrière les marches de protestation organisées hier. Quelque 300 travailleurs étaient ainsi à Quatre-Bornes pour deux marches distinctes, l?une organisée par la plate-fome syndicale et l?autre par le MLC. Une démarche séparée qui s?explique par le froid qui a suivi l?élection du nouveau comité exécutif du MLC.
La marche de la plate-forme syndicale a débuté dans la cour de l?église de Saint-Jean pour prendre fin à côté du Super U, à Belle-Rose. Celle du MLC a débuté au même droit et s?est achevée à la municipalité de Quatre-Bornes où plusieurs dirigeants syndicaux se sont adressés à l?assistance. Les membres de la plate-forme syndicale ont, eux, préféré passer leurs messages à l?aide de porte-voix au cours de la marche de protestation. ?Travayer pena droi fer lagrev?, ?Pa tir manze dan nou labous?, ?Non à la privatisation?? Les pancartes des participants à la marche de la plate-forme syndicale se voulaient claires. Des tracts ont aussi été distribués aux citadins, leur demandant de prendre position contre l?élimination du salaire minimal, des subsides sur les commodités de base, la privatisation des organismes parapublics, et la ?récolonisation du pays?.
Toolsiraj Benydin, président de la Fédération syndicale du service civil (FSSC), a ainsi déclaré que le ministre des Finances doit présenter à la population un budget socialiste car la ?promesse d?améliorer la vie de la population en cent jours n?a pas été concrétisée. Il n?y a que la vie des politiciens qui a changé en cent jours?. Serge Jauffret s?est, lui, dit inquiet pour les travailleurs de l?industrie sucrière. Le plan stratégique de l?industrie entraînera, selon lui, la suppression de quelque 1200 emplois. Un emploi alternatif ou une pension à vie est donc demandé pour ces travailleurs. Lall Deonath, président de l?Artisans and General Workers Union a, lui, regretté l?absence du MLC à la marche de protestation. Et Deepak Benydin, président de la FSCC, l?a aussi évoquée.
Du côté du MLC, le ton était tout autre. Son président, Cassam Kureeman, ne s?est, en effet, pas montré tendre envers les syndicalistes qui ont voulu prendre le contrôle du cette centrale lors de l?élection du nouveau comité exécutif. Le MLC, dit-il, a décidé d?être seul en vue de réfléchir sur son avenir, ayant dû faire face à des défis internes. ?Mo pe koz bann kamarad magouyer ki pandan des ane finn fer la plui e le bo tan au MLC.? Tout en disant constater que la Government Teachers? Union (GTU) nion et la FSCC participent à la marche de la plate-forme syndicale, il a affirmé qu?il n?aurait aucune objection s?ils voulaient quitter le MLC. ?GTU finn amize dan MLC. Plis ki enn santenn de foi zot finn fer le tour du monde. Zordi mo pe met lord. Ler finn vini pou travay.?
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