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Les syndicats maintiennent le boycott

14 avril 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La plate-forme syndicale, qui conteste la nouvelle formule de calcul de paiement de la compensation salariale, a décidé de ne pas soumettre les noms des cinq syndicalistes qui devaient siéger au National Pay Council (NPC).

Du coup, le ministre du Travail et des Relations industrielles, Vasant Bunwaree, donne une conférence de presse aujourd?hui à ce sujet. La semaine dernière, il a fait savoir aux syndicalistes qu?ils auraient à assumer leurs responsabilités s?ils boycottent la première réunion du NPC prévue en mai.

Ces derniers ont envoyé une lettre au ministre pour expliquer les raisons du boycott. Selon eux, le fait que le gouvernement a décidé de modifier le concept de compensation salariale annuelle au profit d?une «augmentation salariale minimale annuelle» constitue une «anomalie».

«Ce changement fondamental, écrivent-ils dans leur lettre, n?a jamais fait l?objet d?une quelconque négociation démocratique. D?ailleurs, le gouvernement n?a jamais été mandaté durant la campagne électorale pour effectuer un tel changement.»

Les syndicalistes vont plus loin en affirmant que le fait que le gouvernement a décidé «de façon unilatérale» de ne plus baser uniquement le paiement de la compensation salariale sur le taux d?inflation «constitue une rupture de contrat de confiance» avec la classe laborieuse.

«Violation d?un principe»

Pour eux, le fait que le NPC aura pour attribution d?introduire le concept d?un salaire minimum annuel constitue une «violation du principe de négociation collective». Ils craignent que cela ne remette en question l?existence même du National Remuneration Board et du Pay Research Bureau, deux organismes chargés de s?occuper de la grille salariale qui prévaut dans le secteur privé et dans la Fonction publique.

Les signataires de la lettre ajoutent qu?ils ne comptent pas engager des discussions sur le salaire minimum aussi longtemps que le gouvernement ne garantit pas qu?il ne sera pas révisé à la baisse.

Les syndicalistes préviennent : «Si le gouvernement vient de l?avant avec la formule de compensation salariale, proposée il y a quelques années par un Prof singapourien, cela ouvrira la voie à une désobéissance civile.» Ils invitent ainsi le ministre Bunwaree à revenir à l?ancien mécanisme de compensation salariale présidée par un ministre du gouvernement.

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