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Les Rs 175 milliards de la Bourse de Port-Louis

19 octobre 2008, 00:00

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La Bourse de Maurice a singé les Bourses américaines, européennes et asiatiques dans le sillage de la crise financière. On a parlé de Panic selling, alors qu?un expert en placement confiait à l?express que ceux qui ont vendu à bas prix la semaine d?avant ont commis une erreur. Le grand public est resté indifférent, car la Bourse et ses transactions ne l?intéressent pas. Le petit porteur ne connaît pas toujours les rouages boursiers.

Ainsi, peu savent que si on additionnait toutes les actions des compagnies cotées ou hors cote , on arriverait au chiffre de Rs 175 milliards et que les dividendes obtenus de ces actions ou les profits réalisés avec leur vente ne sont pas taxables. Ceux qui ont investi dans des compagnies très performantes, appelées blue chips, ont obtenu plus que ceux qui ont placé leur argent en dépôt fixe à la banque, où les intérêts obtenus sont taxables.

« Les sociétés porteuses, à forte capitalisation et qui disposent d?un solide historique sont généralement considérées comme les blue-chips du marché. Quelques exemples de blue-chips sont : Mauritius Commercial Bank, State Bank of Mauritius, New Mauritius Hotels, Sun Resorts, etc. », explique-t-on dans le milieu de la Bourse.Mais comment acheter des actions en Bourse?

Sunil Benimadhu, directeur du Stock Exchange of Mauritius explique que pour les achats et les ventes, il faut impérativement passer par un courtier. « Pour effectuer une opération de Bourse, il vous suffit d?être titulaire d?un compte-titres auprès d?un courtier agréé à cet effet. La liste des courtiers agrées est disponible sur le site Web de la SEM. Un investisseur peut acheter le nombre d?actions qu?il souhaite. Tout ordre d?achat ou de vente d?actions doit être communiqué à un courtier qui se charge d?assurer l?exécution de l?ordre sur le marché boursier », explique-t-il. En général, le public a recours à des fonds de placement qui investiront l?argent dans plusieurs compagnies, blue chips de préférence. Mais ces actions peuvent s?apprécier ou se déprécier. La fluctuation des cours est la préoccupation majeure des opérateurs boursiers et des investisseurs. Leur principal problème est de prédire le comportement du cours d?une valeur.

Celui-ci est déterminé par la loi de l?offre et de la demande, mais aussi par la performance de la compagnie ou du secteur dans lequel opère la valeur. Si la performance de l?entreprise ou du secteur est médiocre, ou si on estime qu?elle le sera, par exemple, en raison d?une récession, les porteurs chercheront à vendre leurs actions et à récupérer leur argent pour l?investir dans d?autres secteurs plus rentables.C?est ce qui est arrivé lors de la crise financière. Mais la fluctuation a aussi été causée par le panic selling.

« Cette pratique décrit une situation où l?émotion prend le dessus sur le rationnel et où l?investisseur choisit de liquider ses positions, même si les fondamentaux des sociétés concernées sont bons », explique Sunil Benimadhu. Or, ce panic selling a été suivi à Maurice, comme aileurs, par la bargain hunting - littéralement la chasse aux transactions . Ceci décrit une situation où existent de bonnes opportunités d?achat à des prix attrayants. On a une idée des fluctuations à travers les indices boursiers que possède chaque marché : le Dow Jones pour la Bourse américaine, le CAC 40 pour celle de la France, le Semdex pour Maurice.

« Le Semdex est un indice qui mesure l?évolution de l?ensemble des titres cotés sur le marché officiel. Il constitue un important indicateur de performance. Créé en 1989 avec une base de 100, le SEMDEX était au 16 octobre 2008 à 1418,59. Ceci indique une appréciation généralisée de 1318,59% durant la période juillet 1989 au 16 octobre 2008 », explique Sunil Benimadhu. Malgré la crise financière, on n?a pas connu de krach, soit une très forte baisse des indices, généralement de l?ordre de 25% durant une ou deux séances boursières. Les porteurs mauriciens ? petits ou non - peuvent donc s?estimer heureux.

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