Publicité
Les rouges se positionnent
Les choses sérieuses commencent du côté des rouges. Les membres du Parti travailliste (PTr) se réunissent en effet ce matin à l?auditorium Octave Wiehé. Ils auront sans doute un avant-goût de ce que la direction leur réserve comme thèmes de campagne pour les législatives prévues au second semestre de l?année.
Le premier volet du rassemblement de ce matin accordera une large place au discours de Navin Ramgoolam. Un thème revient en filigrane depuis de nombreuses semaines déjà : la démocratisation de l?économie. Aux yeux des rouges, le présent gouvernement favorise le gros capital et se soucie peu des économiquement faibles. Les travaillistes se sont cependant gardés de dévoiler le programme qu?ils entendent mettre en ?uvre pour atteindre un tel objectif.
Sont également prévues des interventions de Xavier-Luc Duval, de Madun Dulloo et du leader du Mouvement républicain, Rama Valayden. La direction des rouges a aussi invité les cinq députés démissionnaires du Mouvement socialiste militant et les deux élus des Verts-Fraternels. Ces derniers n?auront cependant pas droit à une intervention.
Le congrès désignera aussi le président du parti pour un mandat d?une année. Il fixera la date de la première réunion du comité exécutif, à être tenue dans le courant de la semaine. Cette instance choisira alors les membres du bureau politique et attribuera les différents postes.
La rencontre tiendra aussi lieu de renouvellement du même comité exécutif. Le nombre de candidats à cette instance ? quelque 700 selon le secrétaire général aux 170 places à pourvoir? est éloquent. On sent déjà que la base rouge pense que le parti a le vent en poupe et qu?il est de bon ton de voler au secours de la victoire.
Une démarche qui n?est pas vue d?un bon ?il par les anciens. Dans l?interview qu?il accorde à la Gazette de Maurice, Sir Satcam Boolell, président honoraire du PTr, met Navin Ramgoolam en garde contre les « aventuriers ». Il rappelle que beaucoup avaient abandonné le parti lorsque celui-ci était au creux de la vague. Et traite certains qui frappent à la porte aujourd?hui d? « opportunistes », de « parasites », qui seront « les premiers à partir quand les choses se gâteront ».
Publicité
Publicité
Les plus récents