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Les risques, ça se gère
Toute entreprise prend des risques. Ceux que prend une banque peuvent être classés en trois catégories : les credit risks, les operational risks et les country risk.
La première catégorie recouvre les risques liésau possible non-remboursement des prêts consentis. Les operational risks sont liés entre autres, à un système informatique inadéquat, au non-respect des procédures bancaires ou encore aux paiements non-autorisés. Les Country risks ont trait à la dépréciation de la monnaie locale et l?instabilité politique . Ils menacent surtout les banques étrangères implantées dans un pays.
Les banques locales ont chacune leur propre système de gestion des risques. La MCB, vient de prendre un train de mesure pour améliorer sa gestion des risques. Le Chief Risk Officer a un statut hiérarchique important il est uniquement redevable au conseil d?administration.
Le renforcement de ce système à la MCB survient après que Moody?s Investors Service, une agence de notation, a réduit la note de cette banque concernant sa santé et sa solidité financière de la notation D + à D. Dans son rapport, cette agence a attribué une fraude de Rs 866 commis à la MCB à un « major failure of internal systems and controls ».
La Barclays a quant à elle constitué une structure spécialisée par secteur d?activité. « Ceci évite qu?il y ait ingérence au niveau des contrôles. Nous exerçons un contrôle strict sur toutes les procédures existantes. Le commercial est totalement indépendant des décideurs. Nous recevons régulièrement des missions d?inspection de la maison mère », indique un responsable de cette banque. La Barclays emploie un Risk Director et un Operational Risk Manager. Elle a aussi créé une Debt Recovery Unit. Tous ces organismes se rapportent à une autorité spécifique de la maison mère.
« À la First City Bank, il y a des règlements approuvés par le conseil d?administration, en conformité avec les directives de la Banque Centrale. Celles-ci sont revues régulièrement et appliquées avec rigueur », souligne José Marianne, Deputy Chief Executive. La First City Bank applique le principe KYC (Know Your Customer) qui consiste à recueillir le plus de renseignements possibles sur les nouveaux clients à l?ouverture d?un compte.
Il existe également un département de contrôle qui vérifie quotidiennement les transactions.
Du côté de la Banque de Développement de Maurice (BDM), une cellule spéciale examine constamment la nature des risques des activités de la banque. « Nous n?avons pas un personnel qui uniquement de la gestion des risques. Nous avons plusieurs systèmes dont un Asset and Liability Committee et un Audit Committee qui nous permettent d?exercer un contrôle et une vigilance systématique sur nos opérations. Ces systèmes sont régulièrement remis à jour. Nous exerçons une vigilance à toute épreuve au moment du recrutement du personnel. Celui-ci bénéficie également de plusieurs formations. La présence de deux Mauriciens au conseil d?administration de la banque est parmi les mesures prises en vue de nous aider à mieux gérer les risques de nos activités », explique Teo Keng Lee, Chief Executive Officer de la South East Asian Bank.
En sus de tous ces niveaux de contrôle, les banques souscrivent à une une police d?assurance. La prime est très élevée.
L. PROSPER
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