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Les revoilà les PQ?s de Paul Bérenger

23 avril 2006, 00:00

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Après avoir laissé pareil exercice aux autres députés de son parti pendant plus d?une dizaine d?années, Paul Bérenger revient avec des questions parlementaires inscrites à l?ordre du jour de l?Assemblée nationale avec préavis de quatre jours.

Ses dernières questions déposées selon une telle procédure remontent à 1995, du temps où Navin Ramgoolam était leader de l?opposition.

Depuis, Paul Bérenger a été soit leader de l?opposition, soit ministre ou Premier ministre. Comme membre du Conseil des ministres, il n?était pas autorisé à poser des questions. En sa qualité de leader de l?opposition, il lui était cependant loisible de déposer, le jour même de chaque séance, des Private Notice Questions (PNQ).

Pour ses quatre premières questions de la présente session, le leader du Mouvement militant mauricien interroge le chef du gouvernement sur le dossier Chagos, l?emplacement éventuel du quartier général de la Cour africaine de justice et de la Cour africaine des droits de l?homme ; sur les déclarations publiques du chef de la MCIT, sur Redco et la gestion des terres de l?État à Rodrigues.

La dernière fois que la question des Chagos avait été abordée à l?Assemblée nationale, le Premier ministre avait indiqué avoir suggéré à son homologue britannique qu?un traité soit signé entre Maurice et la Grande-Bretagne concernant l?utilisation de la base militaire de Diego. C?était le 8 décembre. Navin Ramgoolam répondait alors à une PNQ de Paul Bérenger.

Le chef du gouvernement avait, dans le même souffle, laissé entendre que Maurice envisage aussi d?avoir un traité semblable avec les États-Unis. À cette date cependant, le chef du gouvernement britannique ne s?était pas encore prononcé sur la proposition mauricienne.

Dans son interpellation annexée à l?ordre du jour de la séance de mardi prochain, Paul Bérenger désire savoir si Tony Blair a, depuis, réagi.

En ce qui concerne la Cour africaine de justice et la Cour africaine des droits de l?homme, la dernière décision de l?Union africaine prise à Khartoum, le 24 janvier denier, par les États de l?Afrique de l?Est, porte à croire que ces deux institutions s?installeront en Tanzanie.

Or, dès la création de l?Union africaine en 2001, Port-Louis a toujours sollicité le privilège de les abriter à Maurice. Un tel souhait a même obtenu la bénédiction du président sud-africain Thabo M?beki, lors de son dernier passage chez nous à l?occasion de la réunion des bailleurs de fonds en faveur des Comores.

Une école de pensée est d?avis que la Tanzanie, qui n?a pas encore ratifié le traité portant sur la création de ces deux institutions pénales, ne serait pas diplomatiquement qualifiée pour les abriter.

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