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Les Ramlogun veulent la suspension de Raddhoa

20 janvier 2006, 20:00

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Bindu Ramlogun est à bout de forces. Visiblement secouée par la mort de son époux en détention policière, elle participe en compagnie de son fils, Nilesh, à une marche de protestation. Elle réclame, comme la centaine de participants présents, la suspension immédiate de Prem Raddhoa, responsable de la Major Crime and Investigation Unit (MCIT).

Il est presque 17 h 30 à Lallmatie. Pendant que le cortège passe en silence, un autre groupe d?habitants munis de pancartes sur lesquelles sont inscrits Peace and love, lancent à leur adresse : «Vive Raddhoa !» Sunil Jhurry, proche de la famille et ancien garde du corps de l?ancien ministre, Sangeet Fowdar, soutient la manifestation pro-Raddhoa. Ils se dissocient de la demande de la famille Ramlogun en ce qui concerne la suspension du chef de la MCIT.

Les proches de la famille Ramlogun, eux, se dirigent ensuite au centre social de Lallmatie pour une conférence de presse. Pendant qu?ils s?adressent à l?assistance, l?autre camp proteste à l?extérieur. La police intervient pour éviter tout dérapage. A l?intérieur Bindu Ramlogun est assise à côté du beau-frère du défunt, Daneshwar Sookee et des membres du Kranti Ekta Movement représenté par Jayshree Mohabeer et Manoj Badal respectivement secrétaire et président du Kranti Ekta Movement.

«Mo missié ti bien quand zot ti amène li. Zot fine retourne moi cadavre. Criminel bizin pendi». Ce sont les seuls mots qu?elle peut prononcer. L?émotion est trop forte. Mais elle retient ses larmes. Son fils Nilesh ne peut en faire autant lorsqu?il réclame justice pour son père. «Mo lé zot suspension», déclare-t-il en larmes. Le beau-frère de la victime est plus irrité. «Je réclame un durcissement de la loi. Qu?on introduise la peine de mort, qu?on arrache les ongles des criminels pour une île Maurice sans crimes», déclare-t-il.

«Si zot croire baté fer kozé, ki faire pas laisse bane ki fine arrêté are nous», affirme-t-il. Il se propose de poursuivre l?Etat pour Rs 20 à Rs 25 millions. Il a aussi reproché à la MBC d?avoir diffusé une information selon laquelle la victime est décédée en raison d?un manque d?alcool. Prenant la parole à son tour, Manoj Badal, affirme que le Kranti Ekta Movement est venu soutenir la famille Ramlogun financièrement. Il faut, dit-il, que le gouvernement accorde un emploi à la femme du défunt et raye les dettes de la famille auprès de la banque.

Cette conférence de presse a aussi été marquée par le témoignage de Vijay Badal, un habitant de Vacoas, qui allègue avoir été brutalisé par une équipe de la MCIT.

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