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Les protestataires campent sur leur position
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Les protestataires campent sur leur position
Le ministre des Terres et du logement, Asraf Dulull, a fait une déclaration mardi au parlement, après la vive protestation des habitants de Bambous qui s?opposent à que les squatters ayant occupé illégalement des appartements de la National Housing Development Company construisent des maisons sur un terrain que le gouvernement a mis à leur disposition dans la localité.
Dans sa déclaration, le ministre explique que le gouvernement avait fait acquisition d?une portion de terre de 18 perches en 1992 pour la construction des appartements de la NHDC, un centre communautaire et un jardin d?enfants. C?est une partie de ce terrain, sois 5 arpents, qui a été distribuée aux 76 familles.
?Le terrain a été visité par des techniciens et ils ont conclu que le terrain est habitable?, déclare le ministre. Il ajoute que des drains seront aménagés sur le terrain pour évacuer l?eau. Il souligne que la zone d?habitation est à environ 200 mètres du bore hole. Le ministre rappelle que un projet de morcellement par un promoteur privé ne sera pas autorisé car il est situé à l?intérieur de la limite des 200 mètres.
Pour ce qui est de la pollution, Asraf Dullul assure que des mesures appropriés seront prises pour que les eaux usées ne causent aucune pollution. Mais John Anseline, secrétaire des Forces vives de Bambous affirme que dans le passé, le gouvernement travailliste avait fermé un dépotoir qui se trouvait à un kilomètre du bore hole car l?eau avait été polluée.
Le Trust fund pour l?intégration des groupes vulnérables a mis à la disposition de ces 76 familles des matériaux pour une valeur de Rs 40 000.
Le ministre précise également que les maisons pourront résister aux cyclones. ?Des arrangements ont été faits avec le CEB et la CWA pour fournir l?électricité et l?eau sur le site?, dit-il. Le ministre soutient qu?il a eu des rencontres avec des organisations non gouvernementales qui ont exprimé leur satisfaction quant aux mesures prises. Malgré la déclaration du ministre, les Forces vives de Bambous estiment que cette déclaration ne changera rien.
Le député de la circonscription Alan Ganoo avait aussi fait une déclaration au parlement le mois dernier à ce sujet déclarant que le terrain se trouve à côté d?une nappe phréatique. Les Forces vives de Bambous, de leur côté, avaient envoyé une pétition au bureau du Premier ministre ainsi qu?au ministre concerné. Dans leur lettre, les signataires expriment la crainte que les latrines aménagées par les nouveaux venus polluent le bore hole de la CWA.
De plus, ils déclarent que le terrain n?est pas approprié pour des constructions étant donné qu?il est situé dans un bas-fond sans aucun drain pour éviter des inondations. La proximité du site avec la montagne St-Pierre, d?où un vent violent souffle constamment, est aussi évoquée. Les Forces vives de Bambous avaient déclaré que les maisons des nouveaux venus, seront endommagées pendant les cyclones.
Les problèmes de société que peuvent causer les anciens ont été les autres raisons soulevées par les habitants. Ils déclarent que le gouvernement veut créer une cité tôle, source de fléaux sociaux
John Anseline souligne qu?il a contacté les différentes associations qui sont contre ce projet et aucune d?entre elles n?a eu de rencontre avec le ministre. ?Nous ne connaissons pas les mesures que le gouvernement a prises. De plus, il n?a pas évoqué les problèmes de société car quelques-uns de ces squatters n?ont pas de casier judiciaire vierge. Bambous est sur une poudrière?, dit-il.
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